C'est ce qui s'appelle ne pas avoir ses œufs, ou son bangué, dans le même panier. Interpellé pour avoir caché 6 kilos de résine de cannabis dans son bagage de cabine, un passager s'était gardé de révéler que sa valise en soute était aussi bien garnie.

Double saisie de résine de cannabis pour une valeur de 160.000 euros à l’aéroport « Marcel Henry »

C'est ce qui s'appelle ne pas avoir ses œufs, ou son bangué, dans le même panier. Interpellé pour avoir caché 6 kilos de résine de cannabis dans son bagage de cabine, un passager s'était gardé de révéler que sa valise en soute était aussi bien garnie.

Vendredi dernier, alors que sa valise de cabine passe au scanner des services douaniers à l’aéroport de Pamandzi, des masses suspectes incite à pousser plus loin les investigations. Ce sont 6 kilos de résine de cannabis ou bangué, qui sont ainsi découverts. « L’intervention des douaniers et le passage aux réactifs confirment la présence de ce produit stupéfiant », une procédure d’infraction douanière est dressée.

Interrogé, le passager indique se rendre chez une amie à Saint-Pierre (La Réunion). Placé en retenue douanière, il est entendu, il est alors en possession de 4 cartes de crédit.Les gendarmes de Pamandzi le prennent en charge sur instruction du parquet, ainsi que la marchandise.

Un total de 20kg de bangué pour lequel son détenteur comparaissait ce lundi après-midi

La compagnie confirme que l’intéressé ne voyage qu’avec le bagage cabine qui enfermait le bangué. Mais le lendemain, samedi 9 avril, un bagage est déclaré en attente au service des litiges bagages. Se rendant sur place, les douaniers découvrent qu’il appartient au même passager. Et que parmi les effets personnels, il contient lui aussi des paquets suspects, enveloppés et fermés par du scotch d’emballage. Pas de doute, il s’agit bien de résine de cannabis, pour un poids de 14kg. Ce sont donc 20 kg au total qui sont saisis pour une valeur estimée à 160.000 euros.

Une découverte « exceptionnelle », selon les services de la Douane, qui rapportent que les stupéfiants sont habituellement cachés dans des colis postaux ou de fret express, « avec des moyens de dissimulation parfois sophistiqués ».

Le passager devait passer en comparution immédiate ce lundi après-midi, sauf renvoi de l’affaire, avec de probables sanctions pénales et douanières à la clef.

A.P-L.

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