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Démantèlement du camp à Tsoundzou 2 : 900 personnes laissées sans solutions de logement

Depuis plusieurs jours, comme ce jeudi 9 octobre, les opérations de relogement se poursuivent au camp de Tsoundzou 2. Les habitants munis d’une notification ne peuvent accéder à un logement d’urgence qu’à condition de détruire eux-mêmes leur case, une démarche à la fois dangereuse et injuste pour ceux restés sans notification. Avec le manque de logements disponibles, plus de 900 personnes restent pour l’instant sans solutions. Une situation rendue légale par l’article 18 de la loi pour la refondation de Mayotte.

Les habitants du camp de Tsoundzou 2, recensés avant le démantèlement

À l’approche du démantèlement annoncé du camp de Tsoundzou 2, plusieurs associations, mandatées par la préfecture, ont mené une opération de recensement des habitants de la parcelle. L’objectif est non seulement d’établir une liste des résidents, mais aussi, dans la mesure du possible, de proposer des solutions d’hébergement d’urgence aux personnes vulnérables.

A Tsoundzou 2, l’incertitude des exilés après l’annonce du démantèlement du camp

À Tsoundzou 2, l’annonce faite le 26 août par le préfet concernant le démantèlement du camp plonge les exilés, en majorité des demandeurs d’asile, dans l’incertitude quant à leur avenir immédiat. Le camp, installé depuis février dans une zone forestière aux abords de la nationale, ne cesse de s'agrandir et dispose désormais de points d'eau, d'un magasin, d'un coiffeur, et des lieux de culte.

Le camp de Tsoundzou 2, un « statu quo » mais jusqu’à quand ?

Depuis le 28 février dernier, le camp des exilés de Tsoundzou 2 ne cesse de s'agrandir. En plus de 3 mois la population a quadruplé passant d’une centaine de personnes à près de 400 aujourd'hui. Aux jeunes hommes initialement installés dans la forêt par la préfecture, faute de logements, s’ajoutent des femmes et des enfants. Insalubrité, insécurité, difficile accès à la nourriture et à l'eau, les habitants vivent dans la précarité. Une situation qui risque de durer, faute de solutions alternatives.

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