
Les yeux remplis de larmes, Mogne Mouhaza a reçu les clés de son logement réhabilité. « Merci beaucoup tout le monde », a simplement déclaré la bénéficiaire devant les partenaires réunis pour cette remise officielle.
La maison, déjà très dégradée avant le passage du cyclone Chido, nécessitait d’importants travaux. Réalisé en deux mois par l’association SOLIHA, le chantier a permis de transformer entièrement l’habitation et d’améliorer les conditions de vie de cette mère de sept enfants, hébergées elle et sa famille chez des voisins pendant les travaux
« C’est le premier logement réhabilité dans le cadre de notre collaboration avec la Fondation de France et je suis très satisfait », s’est félicité Madi Moussa Vélou, 7e Vice-président du Département chargé de l’Action sociale et de la Santé.
Un projet collectif

La réhabilitation a été rendue possible grâce au FASAAL, un dispositif destiné à accompagner les ménages, confrontés à des situations de précarité. Le dossier de Mogne Mouhaza a d’abord été identifié et orienté par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Mamoudzou, avant d’être pris en charge.
Pour Madi Zoulfati, du CCAS, cette réalisation illustre avant tout l’importance de la coordination entre les acteurs. « Ce projet montre la force d’un travail collectif. Si la bénéficiaire est satisfaite, nous le sommes aussi ».
L’accès au dispositif repose sur des critères sociaux mais également administratifs. « Nous accompagnons notamment des personnes âgées de plus de 60 ans, des personnes en situation de handicap et vivant dans des conditions de grande précarité », explique Madi Moussa Vélou. À cela s’ajoutent des conditions comme le fait d’être propriétaire occupant de sa résidence principale et de disposer d’un titre de propriété.
300 dossiers en attente
Pour le Vice-président, cette première opération doit être suivie de nombreuses autres. « C’est ce type d’action que je veux revoir sur le territoire. Beaucoup de personnes sont dans le besoin ».

Tous les ans « 300 dossiers sont réalisés » poursuit-t-il, « mais il faut aller plus vite. Après le passage du cyclone Chido, le Département souhaite accélérer les interventions pour éviter que les familles restent trop longtemps dans des logements dégradés. « On ne peut pas attendre deux ans pour avoir des réalisations », insiste Madi Moussa Vélou.
Le dispositif doit également permettre de soutenir l’activité économique locale. « C’est une manière pour nous de relancer le modèle économique, de donner du travail aux artisans du territoire », explique le Vice-président. Selon l’élu, à ce jour, près de 300 nouveaux dossiers sont déjà prêts à être accompagnés.
Joséphine Puig


