« J’ai demandé à connaître le bilan des redevances des armateurs seychellois, perçus dans le cadre du traité européen du 14 mai 2014 avec la République des Seychelles, que je réclame au gouvernement depuis le 4 octobre 2024. Plus de deux ans après ma première demande, je n’ai toujours pas obtenu de bilan détaillé concernant l’utilisation de ce fonds, utilisé exclusivement par les services de l’Etat jusqu’en 2023 », s’agace le sénateur.
En effet, le plan Mayotte Debout de l’après-Chido, et le rapport annexé de la loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte réorientent ce fonds qui doit servir prioritairement au développement de la filière pêche sur notre archipel.
Aussi, après de multiples demandes formulées auprès des instances gouvernementales successives, Saïd Omar Oili a finalement porté ce dossier jusqu’aux instances européennes afin de rebâtir la flotte mahoraise mise à mal par le passage du cyclone Chido.
« Lors de cette rencontre avec la Ministre de la mer, seul un montant de plus de 700.000 euros de dépenses sur l’année 2025 a été révélé, sans apporter de détails sur les projets financés. Je m’interroge sur cette opacité dans l’utilisation de fonds publics qui est contraire aux principes républicains d’une transparence dans les aides financières. En l’absence de ce bilan, je vais interroger la Premier ministre et tenir informer les instances européennes de ce manque de transparence dans des fonds destinés au développement de la pêche sur Mayotte », écrit l’élu mahorais.


