À partir du 18 juillet prochain, les Mahorais subiront un nouveau durcissement des tours d'eau. Une décision jugée indispensable par Les Eaux de Mayotte pour préserver des réserves sous pression, en attendant le retour des pluies.

Six heures d’eau en moins : Mayotte replonge dans la pénurie

À partir du 18 juillet prochain, les Mahorais subiront un nouveau durcissement des tours d'eau. Une décision jugée indispensable par Les Eaux de Mayotte pour préserver des réserves sous pression, en attendant le retour des pluies.

Le Comité de suivi de la ressource en eau a acté, vendredi 10 juillet 2026, un renforcement des restrictions d’eau à Mayotte. Après plusieurs mois de déficit pluviométrique et face à des réserves insuffisantes, Les Eaux de Mayotte (LEMA) réduisent encore le temps de distribution. Une phase transitoire débutera le 15 juillet avant l’entrée en vigueur du nouveau dispositif le 18 juillet.

Une distribution d’eau encore réduite

Les Mahorais devront désormais composer avec un nouveau rythme de distribution. À compter du 18 juillet prochain, l’eau sera disponible pendant 30 heures avant une coupure de 42 heures, contre un cycle de 36 heures de distribution et 36 heures d’interruption jusqu’à présent. Une phase transitoire est prévue du 15 au 17 juillet afin de permettre le basculement vers cette nouvelle organisation.

Les quatre secteurs de distribution ne changent pas. Comme habituellement en fonction du planning d’eau, les foyers verront l’eau se couper le matin, généralement vers 7h, et couler de nouveau en fin de journée, vers 18h. À ce sujet, le LEMA indique que le calendrier précis de ces rotations sera communiqué par la SMAE ultérieurement.

Des réserves insuffisantes pour tenir jusqu’à la prochaine saison des pluies

Cette décision s’appuie sur les dernières projections établies par Météo-France Mayotte, le BRGM et la DEALM. Les analyses montrent que les ressources disponibles sont insuffisantes pour garantir une alimentation continue en eau potable jusqu’au retour des précipitations.

« Au regard de ces éléments, il apparaît nécessaire de renforcer les tours d’eau afin de permettre à la ressource disponible de couvrir les besoins jusqu’à la prochaine saison des pluies », indique le LEMA.

Si les tours d’eau devraient rester le quotidien des Mahorais jusqu’à la prochaine saison des pluies, les regards se tournent déjà vers les infrastructures à venir. La future usine de dessalement d’Ironi Bé, dont la mise en service est attendue l’an prochain, vise à augmenter les capacités de production d’eau potable, sans que la question du stockage de la future eau produite et la restauration du réseau d’eau existant ne soit concrètement précisée.

En attendant cette échéance, les habitants devront faire face à un hiver austral sous le signe de plus grandes restrictions, avec six heures d’eau en moins tous les trois jours, dans un contexte de pénurie chronique depuis plusieurs années.

Mathilde Hangard

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