Un Accord de partenariat économique renforcé (APE) a été conclu entre l’Union européenne et quatre États insulaires de l’océan Indien : les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles. Cet accord couvre notamment les services et les investissements, les marchés publics, la propriété intellectuelle, le commerce numérique, les règles de durabilité, ainsi que le renforcement de la coopération agricole.

Accord de partenariat économique UE– États insulaires de l’océan Indien : Younous Omarjee regrette « un accord négocié sans consultation de La Réunion et de Mayotte »

Un Accord de partenariat économique renforcé (APE) a été conclu entre l’Union européenne et quatre États insulaires de l’océan Indien : les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles. Cet accord couvre notamment les services et les investissements, les marchés publics, la propriété intellectuelle, le commerce numérique, les règles de durabilité, ainsi que le renforcement de la coopération agricole.

La conclusion de ces négociations, sans consultation aucune ni du Parlement européen, ni de La Réunion, ni de Mayotte, démontre une fois de plus les pouvoirs exorbitants dont dispose la Commission européenne en matière commerciale, dénonce le Vice-Président du Parlement européen, Younous Omarjee, dans un communiqué. « La Commission ne peut pas continuer à négocier des accords commerciaux touchant directement le voisinage immédiat des régions ultrapériphériques sans prendre en considération leurs réalités particulières des Régions Ultrapériphériques. Cette exigence s’applique aussi à la politique commerciale de l’Union ».

Younous Omarjee « regrette, une fois de plus, que la Commission européenne ait avancé vers la conclusion de cet APE sans avoir ni de près ni de loin associé et consulté les îles européennes ultrapériphériques de l’océan Indien, La Réunion et Mayotte pour mesurer les impacts d’un tel accord et le cas échéant pour les protéger au mieux, et en tirer également les meilleures opportunités », et annonce, pour sa part, qu’il « consultera les autorités de La Réunion et de Mayotte avant le vote du Parlement européen, pour tenir compte des impacts, positifs et négatifs, de cet accord sur les filières économiques locales, l’agriculture, les marchés publics, les services, les investissements, les normes sociales et environnementales, ainsi que les équilibres régionaux dans l’océan Indien ».

L’accord devra faire l’objet d’une adoption par le Conseil avant sa signature et ensuite être soumis au Parlement européen pour approbation. (Image d’illustration)

L’Union européenne doit construire des relations solides et équilibrées avec les pays de l’océan Indien. Mais elle ne peut le faire en oubliant ses propres territoires dans cette région. La coopération avec les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles doit aller de pair avec la protection et l’association de La Réunion et de Mayotte, poursuit le communiqué.

À ce jour, le détail de cet accord n’a pas été publié. Il devra par la suite être évalué notamment concernant ses impacts pour La Réunion et Mayotte. Par ailleurs, il devra faire l’objet d’une adoption par le Conseil avant sa signature et ensuite être soumis au Parlement européen pour approbation.

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