Le Conseil de gestion du Parc Marin chargé d’élaborer son nouveau plan pour les 15 prochaines années

Le Conseil de gestion du Parc naturel marin a tenu sa première séance de l’année ce mercredi 22 avril. D’ici 2028, il a pour mission d’élaborer un nouveau plan de gestion du parc, un document qui détermine sa stratégie pour les quinze prochaines années.

Les élections municipales et intercommunales étant passées, le Conseil de gestion du Parc naturel marin de Mayotte a tenu sa première séance de l’année, ce mercredi 22 avril.

Abdou Dahalani, le président du Conseil de gestion a pu rappeler les obstacles auxquels l’institution a fait face après le cyclone Chido et la tempête tropicale, Dikeledi. « L’année 2025 a été particulière pour le Parc, toute l’organisation a été questionnée, les locaux et les moyens nautiques ont été impactés, il a été difficile d’exercer nos missions dans des conditions correctes ». 

L’objectif de la séance de ce mercredi était de faire le point sur les activités du Parc et de définir ses orientations pour l’année 2026. Le conseil de gestion est composé de sept collèges, celui des représentants de l’Etat, celui des élus locaux (communes, Conseil départemental), celui des professionnels de la mer comme les pêcheurs, celui des associations environnementales, celui des associations d’usagers (par exemple, les femmes qui pratiquent la pêche au djarifa ou l’association Laka), celui des personnalités qualifiées, c’est-à-dire des experts et enfin un représentant des Terres australes et antarctiques.

« Des moments très importants dans la vie de l’institution » 

Les quarante-six membres ont un chantier majeur qui les attend, celui d’élaborer un nouveau plan de gestion pour une durée de quinze ans. Le premier plan né après la création du Parc au moment de la départementalisation de Mayotte va s’achever en 2028. « Nous avons commencé à travailler sur le bilan, cela va nous aider pour élaborer le nouveau. Ce sont des moments très importants dans la vie de l’institution », souligne Abdou Dahalani.

S’entendre sur un plan de gestion est un défi de taille car les différents usagers du lagon peuvent avoir des intérêts divergents sur le partage du lagon, cela peut être le cas entre les pêcheurs et les associations environnementales par exemple. Pour créer cette feuille de route, les membres vont participer à des ateliers. Ils débuteront au mois de juin prochain, lorsque les nouveaux présidents du syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets (Sidevam) et des Eaux de Mayotte (LEMA) seront nommés.

Tenir compte du dérèglement climatique

Le Parc suit plusieurs orientations de gestion notamment « améliorer la connaissance, permettre une pêche durable, protéger le patrimoine naturel et culturel, mais aussi développer le tourisme et les loisirs de façon éco responsable », liste Annabelle Djebiri, la directrice déléguée. Celles-ci resteront les mêmes, néanmoins les enjeux pour arriver à ces objectifs seront travaillés avec les partenaires. « Ce qui est sûr c’est qu’il va falloir prendre en compte des choses qui étaient moins centrales dans le premier plan comme le dérèglement climatique qui devient un vrai sujet d’actualité », précise la directrice déléguée.

La séance du Conseil de gestion de mercredi avait aussi pour but de valider le rapport d’activité 2025. Une année qui a été marquée notamment par des des suivis scientifiques pour étudier les conséquences du cyclone Chido et de la tempête tropicale Dikeledi mais aussi le blanchissement corallien. Ils se poursuivent en 2026. « Des suivis sont en cours sur les mangroves et les herbiers et les communautés halieutiques (ndlr : les poissons) », indique la directrice déléguée.

L’institution développe plusieurs programmes de sciences participatives pour inclure les habitants dans ces recherches. C’est le cas avec le programme Reef check dont les clubs de plongée sont partenaires.

Lisa Morisseau

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