Alors que s’est tenue la réunion du comité de suivi le 26 mars dernier, le sénateur de Mayotte, Saïd Omar Oili, a été très surpris que sept mois après la promulgation de la loi de refondation, il n’y ait pas eu d’échanges sur un premier bilan de l’application des dispositions législatives que le Parlement a adopté à la quasi-unanimité.
« Lors de cette réunion du comité de suivi, la méthode de travail évoquée consisterait à désigner des rapporteurs thématiques, appelés à être mis en relation avec les administrations concernées. Cette méthode ne me paraît pas pleinement adaptée pour assurer un suivi efficace de la loi du 11 août 2025, d’autant plus qu’il est envisagé que le rythme des réunions devienne semestriel (…) La méthode de travail envisagée par le comité de suivi gagnerait selon moi, à être réorientée vers une approche plus concrète et plus directement lisible, permettant de rendre compte de l’avancement de la reconstruction auprès des habitants de Mayotte », écrit-il dans un communiqué.
Par ailleurs, dans le cadre du suivi de la loi de finances 2026, le sénateur a élaboré des fiches de suivi qu’il diffusera dans une dizaine de jours, reprenant les thématiques de l’article 2 de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte.
« Ce document établit une comparaison entre les montants votés dans la loi refondation (article 2), leur déclinaison dans le rapport de programmation annuelle des investissements transmis le 17 décembre 2025, et les moyens financiers effectivement prévus pour la période 2025-2031 en vue de la reconstruction du territoire, ainsi que ceux inscrits, ou non, dans la loi de finances pour 2026 ».



