L’Organisation des Îles Vanille (VIO) devient la première à obtenir un certificat de contribution à la neutralité carbone, délivré dans le cadre du Label bas-carbone de l’État français. Une étape inédite pour une structure touristique régionale engagée dans la transition climatique. La démarche repose sur une mesure indépendante, une réduction des émissions et une contribution certifiée. 

Les îles Vanille revendiquent une première certification bas-carbone dans l’océan Indien

L’Organisation des Îles Vanille (VIO) devient la première à obtenir un certificat de contribution à la neutralité carbone, délivré dans le cadre du Label bas-carbone de l’État français. Une étape inédite pour une structure touristique régionale engagée dans la transition climatique. La démarche repose sur une mesure indépendante, une réduction des émissions et une contribution certifiée. 

L’Organisation des Îles Vanille (VIO), qui fédère six territoires de l’océan Indien, annonce avoir obtenu un certificat de contribution à la neutralité carbone via le Label bas-carbone de l’État français. Une première pour une organisation touristique régionale, qui entend désormais faire de la preuve environnementale un marqueur central de son action.

Une certification inédite dans le tourisme régional

L’Organisation des Îles Vanille (VIO) franchit une nouvelle étape dans la structuration d’un tourisme présenté comme durable dans l’océan Indien. Dans un communiqué daté du 16 juin 2026, elle affirme être la première organisation touristique régionale à obtenir un certificat de contribution à la neutralité carbone, délivré dans le cadre du Label bas-carbone.

Cette reconnaissance repose sur une méthodologie en trois temps (mesurer, réduire, contribuer) appliquée à l’ensemble de ses activités. L’empreinte carbone de la structure a d’abord été évaluée par un organisme indépendant, avant la mise en œuvre d’actions de réduction des émissions. La contribution finale s’appuie sur le financement d’un projet de transition agricole certifié. Selon l’organisation VIO, ce dispositif ne repose pas sur une estimation déclarative mais sur un processus de vérification indépendant, avec inscription au registre national du Label bas-carbone et délivrance de crédits carbone associés.

Une stratégie climatique fondée sur la preuve

Au-delà de la seule compensation carbone, le projet revendique des effets environnementaux élargis : amélioration de la biodiversité, réduction de l’érosion des sols, baisse des apports en phosphore et amélioration de la qualité de l’air et de l’eau.

Créée en 2010, la VIO rassemble les Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et les Seychelles autour de la promotion touristique de la destination océan Indien. L’organisation met en avant une trajectoire déjà ancienne : développement de combinés inter-îles écotouristiques, charte de qualité pour les hébergeurs, adhésion au Code mondial d’éthique du tourisme et alignement sur l’objectif 13 des Nations unies sur le climat.

Un positionnement politique et international affirmé

« À la tête des Îles Vanille comme du ministère de l’Environnement de mon pays, je porte la même conviction : le tourisme de demain sera durable, ou ne sera pas. Mais l’intention ne suffit plus : là où beaucoup annoncent, les Îles Vanille présentent un certificat, vérifié et reconnu par un label d’État », déclare Abubakar Ben Mahamoud, ministre de l’Environnement chargé du Tourisme de l’Union des Comores et président des Îles Vanille

L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme européen Interreg VI océan Indien, piloté par la Région Réunion, qui met l’accent sur la résilience climatique des territoires insulaires. Elle intervient également après une distinction obtenue aux 13èmes World Creative Tourism Awards, où VIO a été saluée pour sa stratégie de tourisme créatif.

Pour Pascal Viroleau, Directeur Général de la VIO, cette certification marque un tournant : « Une destination insulaire qui vit du transport aérien et maritime ne peut pas ignorer son empreinte. Nous avons choisi la voie la plus exigeante : la mesurer, la réduire, et faire certifier notre contribution par l’État », affirme-t-il. Avec cette certification, la VIO entend désormais se positionner comme un acteur pionnier d’un tourisme climatique non seulement engagé, mais vérifiable. Une manière de répondre à un secteur encore largement dominé par des engagements environnementaux déclaratifs, alors que la pression sur les destinations insulaires s’intensifie face au changement climatique.

Mathilde Hangard

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