Pêche aux poulpes : l’interdiction saisonnière entre en vigueur à Mayotte

Dans un communiqué de presse, le Parc naturel marin de Mayotte annonce que la pêche aux poulpes est interdite sur le département du 1er avril au 15 juin 2026.

Comme chaque année, la pêche aux poulpes sera interdite dans les eaux mahoraises du 1er avril au 15 juin. Le Parc naturel marin de Mayotte rappelle que cette mesure, encadrée par un arrêté préfectoral, s’applique à l’ensemble des usagers, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Durant cette période, le parc rappelle qu’il est strictement interdit de pêcher, vendre, acheter ou détenir des poulpes issus de Mayotte. Cette réglementation vise à protéger une ressource essentielle pour le territoire et à garantir sa durabilité.

La fermeture saisonnière correspond à une phase cruciale du cycle de vie de l’espèce principalement pêchée à Mayotte : Octopus cyanea. Le Parc naturel marin précise que ce poulpe présente un cycle de vie court, d’environ quinze mois, et une reproduction unique. Après l’accouplement, le mâle meurt, tandis que la femelle pond ses œufs dans un abri, qu’elle protège et ventile en continu avec ses tentacules. Durant toute cette période, elle cesse de s’alimenter et meurt au moment de l’éclosion. Sans cette aération constante, les œufs ne peuvent survivre.

La mise en place de cette interdiction temporaire est donc « indispensable pour permettre aux femelles de mener leur reproduction à terme et assurer le renouvellement de l’espèce » dans le lagon.

Dans un communiqué, le Parc martin précise que le « non-respect de cette réglementation constitue une infraction de nature délictuelle ». Selon le Code rural et de la pêche maritime, les contrevenants encourent une amende pouvant atteindre 22 500 euros. Des sanctions complémentaires peuvent également être appliquées, notamment la saisie du matériel de pêche et des mesures renforcées en cas de récidive.

Cette mesure s’inscrit dans les actions menées pour préserver la biodiversité marine et soutenir une pêche durable à Mayotte. Les autorités appellent ainsi à la responsabilité de chacun afin de protéger cette ressource précieuse pour les générations futures.

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