Un an après le passage du cyclone Chido, Mayotte reste profondément marquée. La catastrophe du 14 décembre 2024 avait causé d’énormes dégâts matériels, laissant près de 100 000 personnes sans toit ni eau. Dans son cinquième observatoire de l’eau, Solidarités International a tiré un constat sévère : malgré les promesses de refondation, l’île est revenue à une situation très précaire, avec des infrastructures publiques largement endommagées, des services essentiels inaccessibles et des sites d’habitats informels encore rayés de la carte. « Avant Chido, Mayotte manquait déjà de tout. Un an après, on a le sentiment d’être revenus à la situation très précaire qui précédait le cyclone », regrette Manon Gallego, Directrice Pays de l’ONG.
Le document met en lumière les lacunes persistantes dans la réponse humanitaire et institutionnelle, et insiste sur la nécessité d’une coopération durable entre acteurs publics et humanitaires. La vulnérabilité structurelle de l’île reste alarmante : près de 80 % des foyers ne sont pas raccordés aux réseaux d’assainissement, 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et des centaines de milliers de personnes n’ont toujours pas d’accès sûr à l’eau ou à l’électricité. À travers cette observation, l’ONG appelle à des actions collectives et structurelles.



