Après une semaine particulièrement violente, les professeurs du lycée des Lumières décident de se mettre en retrait pour alerter les autorités sur le climat d’insécurité.

Lycée des Lumières de Kawéni : les enseignants exercent leur droit de retrait face à l’insécurité

Après une semaine particulièrement violente, les professeurs du lycée des Lumières décident de se mettre en retrait pour alerter les autorités sur le climat d’insécurité.

Depuis le début de la semaine, le lycée des Lumières à Kawéni est le théâtre de violences récurrentes impliquant des élèves de différents villages. Ces incidents ont conduit à l’évacuation de plusieurs classes et à l’annulation des cours du week-end. Face à cette situation, les enseignants ont choisi d’exercer leur droit de retrait dès lundi 10 novembre pour protester et demander des mesures de sécurité renforcées.

Une réaction face à l’escalade de la violence

Dans une lettre adressée à la Rectrice et au chef d’établissement ce vendredi 7 novembre, le collectif des enseignants du lycée exprime « leur profonde émotion et leur indignation à la suite des actes de violence survenus les 6 et 7 novembre 2025 au sein, à l’extérieur et à l’encontre de l’établissement ». Ils rappellent que « ces événements, d’une gravité inacceptable, rappellent une fois encore les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles nous exerçons notre mission d’enseignement et d’éducation ».

Les revendications des enseignants

Pour alerter les autorités et dénoncer le climat d’insécurité, les enseignants annoncent qu’ils se rassembleront lundi dès 6h30 afin « d’exercer leur droit de retrait conformément à l’article L4131-1 du code du travail et de manifester pour dénoncer ce climat d’insécurité ». Ils demandent également que « toute la lumière soit faite sur ces incidents et que des mesures concrètes soient prises pour prévenir de tels actes à l’avenir, protéger les élèves et les personnels, et réaffirmer le respect dû à la communauté éducative ».

Cette mobilisation intervient après plusieurs journées de tensions au lycée, où les affrontements entre élèves ont nécessité l’intervention des enseignants et des forces de l’ordre, et ont perturbé des projets pédagogiques et culturels dans les établissements scolaires voisins.

Mathilde Hangard

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