Suite au passage de Chido et ses conséquences dévastatrices pour l’éducation et la scolarité des jeunes mahorais, le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement de Mayotte (CCEEM) a décidé de réunir, durant une matinée, l’ensemble des acteurs éducatifs pour réfléchir ensemble sur la continuité éducative à proposer aux élèves du territoire.

Quelle continuité éducative pour les élèves mahorais après Chido ?

Suite au passage de Chido et ses conséquences dévastatrices pour l’éducation et la scolarité des jeunes mahorais, le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement de Mayotte (CCEEM) a décidé de réunir, durant une matinée, l’ensemble des acteurs éducatifs pour réfléchir ensemble sur la continuité éducative à proposer aux élèves du territoire.

Intitulée « Rencontre départementale sur la continuité éducative », cette matinée avait pour but de se faire se rencontrer un maximum d’acteurs du milieu éducatif, et pédagogique afin de voir comment accompagner au mieux, en dépit d’une situation difficile, la scolarité de la jeunesse mahoraise. En effet suite au passage de Chido, le CCEEM a réuni l’ensemble des acteurs de l’éducation (syndicats, parents d’élèves…) afin de trouver des solutions pour sortir les enfants de chez eux. Le cyclone ayant détruit de nombreuses écoles, des équipements sportifs, des lieux d’accueil et de culture, un fonctionnement scolaire perturbé … il y avait donc urgence. Le CCEEM a donc décidé de réunir l’ensemble des acteurs de ce secteur pour parler continuité éducative.

Des tables rondes et des ateliers de réflexion

Mayotte, CCEEM, Directeur,
Naïlane-Attoumane Attibou, le directeur du CCEEM

Pour trouver un maximum de solutions, plusieurs tables rondes étaient organisées autour de thèmes tels que : « Acteurs éducatifs et leurs champs de compétences » ; « Actions prioritaires à court et moyen terme » ; ou encore « Ressources financières moyens humains et techniques ». Le but étant, à l’issue de ses réflexions, d’établir une feuille de route afin de mener des actions concrètes mais aussi structurelles, de fixer les objectifs étape par étape pour accompagner les jeunes, comme l’a rappelé le Directeur du CCEEM, Naïlane-Attoumane Attibou. « Il s’agit de trouver des solutions pour accompagner efficacement la continuité éducative de la jeunesse mahoraise. Mais aussi mettre en place une feuille de route territoriale pour assurer la continuité éducative. Proposer des mesures d’urgence pour la gestion de crise, et apporter des réponses structurelles pour la réussite éducative de la jeunesse à Mayotte ».

Mayotte, CCEE, salle,
Représentants syndicaux, personnels éducatifs, parents… la salle était presque comble

Car en effet, Chido n’a pas fait que détruire notre territoire, il a laissé un système éducatif et scolaire très dégradé avec une jeunesse en très grande difficulté, déjà très touchée avant le passage du cyclone. « Tous les élèves n’ont pas la chance d’aller à l’école, a ainsi indiqué Zouhourya Mouayad Ben, 4e vice-présidente du Département, chargée des Sports, Culture et Jeunesse. Certains y vont tous les jours ou bien deux heures par jour et d’autres deux fois par semaine… C’est une situation très compliquée. La jeunesse c’est la richesse de notre territoire et de la France, on doit s’en occuper et pour cela il faut mettre les moyens ! ».

L’objectif de ces échanges étaient donc de réfléchir comment accompagner cette jeunesse et de trouver des réponses pour les acteurs de l’éducation afin de mener des actions cohérentes dans la continuité éducative. Il a ainsi été question, entre autres, de mettre en place un système de tutorat à destination des élèves, dispositif encore trop peu répandu sur le territoire, notamment envers les collégiens et les lycées, afin qu’ils soient accompagnés par des étudiants par exemple. Le but étant de les aider et de les conseiller dans leurs cours, leurs devoirs, de retrouver un rythme scolaire « normal ». Mais aussi de libérer la parole… La continuité éducative passe ainsi par l’implication de tous.

B.J.

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