La ministre de l’Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, et le ministre délégué aux Outre-mer, Philippe Vigier, ont officiellement assisté hier à la signature de lancement du programme de recherche France 2030 « Résilience au changement climatique » (PEPR BRIDGES) dans lequel l’île au lagon va apporter sa contribution.

Le CUFR futur partenaire incontournable pour le développement de la recherche scientifique dans les îles Éparses

La ministre de l’Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, et le ministre délégué aux Outre-mer, Philippe Vigier, ont officiellement assisté hier à la signature de lancement du programme de recherche France 2030 « Résilience au changement climatique » (PEPR BRIDGES) dans lequel l’île au lagon va apporter sa contribution.

Co-pilotée par les Terres australes et antarctiques françaises et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Feuille de route 2022-2026  a pour objectif de soutenir l’intégration des îles Éparses dans des programmes de recherche structurants à l’échelle du bassin, portant sur des enjeux partagés et dans un cadre de coopération régionale. Pour mener à bien ce projet plusieurs programmes de recherches ont été mis en place parmi lesquels le programme de recherche France 2030 « Résilience au changement climatique » (PEPR BRIDGES).

BRIDGES est un programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) exploratoire coordonné par le CNRS, avec le co-pilotage scientifique de l’Ifremer et l’Institut de recherche pour le développement. Ce programme vise entre autres à construire ou consolider un leadership français dans des domaines scientifiques liés à une transformation technologique, économique, sociétale, sanitaire ou environnementale. Il réunit huit autres partenaires : les Terres australes et antarctiques françaises, Météo-France, le CUFR de Mayotte, l’Université de La Réunion, le Centre d’Etude Stratégique de la Marine, le Réseau des Universités Marines, l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques, le Muséum National d’Histoire Naturelle.

Ce programme de recherche lancé ce 19 décembre  a pour but de concilier des objectifs de conservation, de développement durable et de coopération régionale, pour accroître la résilience au changement climatique, à l’insécurité alimentaire et aux conflits émergents, de socio-écosystèmes littoraux, côtiers et marins interconnectés dans le sud-ouest de l’océan Indien. Aussi la question centrale de ce programme est de comprendre comment une gestion spatialisée des socio-écosystèmes de la région permettrait une meilleure préservation de la biodiversité et une exploitation plus juste et durable des ressources marines. Il bénéficie d’un budget de 28,31 millions d’euros sur 10 ans destiné à structurer et renforcer les équipes de recherche dans la région.

Les Parcs naturels marins des Glorieuses et de Mayotte côté à côte (©PNM Mayotte)

Le CUFR de Mayotte est un partenaire a part entière dans ce  programme avec notamment un représentant dans le comité de pilotage de chacun des projets. De plus, le parc marin de Mayotte fera partie des 5 sites d’études côtiers, tout comme La réserve naturelle marine de La Réunion. Pour mener à bien ce programme, les capacités seront renforcées au travers d’écoles d’été, d’écoles de terrain et du soutien à un Master international piloté par les deux établissements français de la région (Université de la Réunion et CUFR de Mayotte) dont le lancement est prévu à la rentrée 2026.

Ainsi, BRIDGES s’inscrit dans une démarche d’excellence scientifique, promeut une vision commune de l’Océan et ambitionne de contribuer à former une nouvelle génération d’acteurs académiques et professionnels (décideurs, administrateurs) autour de la gestion des communs dans une région extrêmement vulnérable au changement climatique.

Pour cette signature, le recteur de Mayotte, Jacques Mikulovic, était accompagné du directeur du CUFR, Abal-Kassim Cheik Ahamed et du sénateur Thani Mohamed Soilihi. La Ministre de l’Enseignement supérieur a profité de cette occasion pour confirmer que le CUFR allait dorénavant s’appeler université de Mayotte.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.