Suite aux réunions de concertation organisées en juin et juillet derniers avec les représentants de l’État et du Département-Région de Mayotte, les professionnels de la mer avaient accepté de suspendre leur mouvement de mobilisation initialement prévu le 6 juillet 2026.
Cette décision reposait sur des engagements concrets, notamment la mise en place rapide d’un ponton d’urgence à Dzaoudzi, dans l’attente de la reconstruction définitive des infrastructures détruites par le cyclone Chido.
« Aujourd’hui, l’absence de résultats concrets ne permet plus de prolonger cette attente ».

« L’absence de pontons fonctionnels et sécurisés continue d’entraîner des contraintes d’exploitation majeures, des surcoûts d’entretien, des difficultés d’assurance et une exposition accrue des navires aux vols, aux dégradations et aux risques matériels.
Malgré les alertes répétées des professionnels et les engagements pris par les institutions, aucune infrastructure provisoire adaptée ne leur permet aujourd’hui de travailler dans des conditions satisfaisantes de sécurité », écrit le Cluster Tourisme dans un communiqué.
Face à cette situation, le Cluster Tourisme de Mayotte annonce la reprise de la mobilisation des professionnels de la mer à compter du lundi 2 novembre 2026.
Les professionnels demandent notamment :
– La mise en place immédiate d’une solution provisoire fonctionnelle et sécurisée, notamment à Dzaoudzi, permettant de poursuivre leur activité dans l’attente de la reconstruction définitive des pontons.
– La communication d’un calendrier précis et réaliste, assorti d’engagements vérifiables, concernant la remise en service des infrastructures de Mamoudzou et de Dzaoudzi.

– La mise en oeuvre de mesures de sécurisation des zones d’exploitation, afin de limiter les vols, les dégradations et les risques auxquels sont exposés les navires professionnels.
Le Cluster Tourisme de Mayotte rappelle que cette mobilisation n’a pas pour objectif de rompre le dialogue avec les institutions, mais d’obtenir enfin la traduction concrète des engagements pris.
« Il ne s’agit plus seulement d’attendre la reconstruction définitive des pontons, mais de garantir, dès à présent, un outil de travail fonctionnel et sécurisé aux entreprises qui dépendent quotidiennement de ces infrastructures ».
Les engagements de juillet avaient permis de suspendre la mobilisation. Leur non-respect conduit aujourd’hui les professionnels à reprendre le mouvement.


