« C’est un rendez-vous traditionnel depuis la création de notre association en 2022 », explique Anrifia Ali Hamadi, présidente de l’ASCA. Plusieurs structures ont participé à cette opération, parmi lesquelles la Croix-Rouge, le CRCDC et AMALCA, aux côtés d’autres associations et partenaires. L’objectif était de permettre au public de poser des questions, de mieux comprendre les facteurs de risque et de s’informer sur l’importance du dépistage.
Une semaine qui attire du monde

Un objectif qui a largement était atteint au point que les organisateurs ont décidé de prolonger l’événement au-delà des dates initialement prévues. Alors que la semaine devait s’achever ce vendredi 23 octobre, les stands resteront en place jusqu’au mardi 27 octobre, selon la présidente de l’ASCA. Les années précédentes, plus de 1.500 personnes étaient passées par les stands, d’après les chiffres avancés de l’association.
Tous les visiteurs ne viennent pas nécessairement pour parler de prévention, certains sont d’abord attirés par les stands solidaires et les produits proposés à la vente. Mais pour l’ASCA, ces rencontres sont quand même une occasion de faire passer des messages sur les cancers féminins, leurs facteurs de risque et les moyens de les prévenir. Au delà de la prévention, la semaine permet également de vendre les T-shirts destinés à la marche d’Octobre Rose.
Des fonds pour accompagner les patients
Les commerçants se joignent à la mobilisation en reversant à l’association une partie des bénéfices réalisés pendant l’opération, afin de contribuer au financement de ses actions auprès des patients.

Les sommes récoltées servent notamment à soutenir les personnes atteintes de cancer dans leur parcours de soins, lorsqu’elles doivent quitter Mayotte pour poursuivre leur traitement. Avec de nouvelles actions prévues dès le mois de novembre dans plusieurs centres d’hébergement de La Réunion, où séjournent des patients évacués sanitaires.
Parmi les structures citées par Anrifia Ali Hamadi figurent la maison d’accueil de Sainte-Clotilde, la MASC, la MPOI et la maison hospitalière destinée aux patients évacués sanitaires. L’association y organise des activités de divertissement pour rompre l’isolement, mais apporte aussi une aide matérielle adaptée aux besoins des personnes accompagnées.
« Nous, on est plus sur l’accompagnement humain », précise Anrifia Ali Hamadi. Au-delà de la collecte de fonds, l’objectif est de soutenir les patients moralement, en tenant compte de leur situation et des difficultés rencontrées pendant leur parcours de soins.
Une mobilisation portée par des bénévoles
Si l’ASCA souhaite prolonger davantage cette opération, elle doit aussi composer avec des contraintes. Plusieurs d’entre eux travaillent au CHM et doivent assurer leurs fonctions en plus de leur engagement dans l’association. Sans salariés, tout repose sur la disponibilité de ses membres, qui se relaient pour tenir les stands et organiser les actions. « On essaie de faire de notre mieux pour que pendant toute la semaine, il y ait un membre de l’association disponible », explique sa présidente.
Shanyce MATHIAS ALI.


