01Investir davantage dans les Outre-mer, faciliter l’accès au financement et rapprocher les entreprises des talents, c’est l’ambition affichée de « Choose Outre-mer », dont la première édition se tient ce jeudi 1er octobre 2026 à la Banque de France. À l’initiative de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, la journée réunira des investisseurs, des entrepreneurs et des acteurs économiques. Plusieurs annonces sont attendues, dont notamment le lancement d’un fonds à impact de « plusieurs millions d’euros ».
Pour Mayotte, où le tissu économique reste marqué par un besoin important de création d’emplois, de développement des entreprises et d’accès aux financements, les différents volets de la journée prennent une résonance particulière.
Un nouveau rendez-vous consacré à l’investissement

La journée débutera à 9 heures du matin par les mots d’accueil du président de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer, Alexandre Gautier, puis du directeur général de l’IEOM, suivis du discours de Naïma Moutchou.
La première table ronde sera consacrée aux investissements dans les atouts des Outre-mer. Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement chargé de France 2030, interviendra en ouverture aux côtés notamment d’Hervé Mariton, président de la Fédération des Entreprises des Outre-mer, de Christophe Lecourtier, directeur général de l’Agence française de développement, et de plusieurs dirigeants d’entreprises.
« Plusieurs millions d’euros » annoncé pour un fonds outre-mer
Deux entreprises, IDEX et Kumulus Water, présenteront ensuite leur choix des Outre-mer. Le principal rendez-vous financier de la matinée interviendra à 10h30 avec le lancement du « fonds à impact outre-mer ».
La ministre des Outre-mer doit en faire l’annonce officielle en présence de Thierry Deau, président-directeur général, et fondateur de Meridiam, Nicolas Hazard, président d’INCO Ventures, et Mathieu Aufauvre, directeur national du réseau de la Banque des Territoires. Le fonds est annoncé comme doté de « plusieurs millions d’euros ». Ses modalités et les projets susceptibles d’en bénéficier seront donc particulièrement suivis.
L’emploi autre priorité des territoires ultramarins

Le deuxième temps fort de la matinée portera sur les talents ultramarins. France Travail et l’association pour l’emploi des cadres (Apec) seront notamment représentés autour d’une table ronde consacrée à l’emploi et aux compétences. Une convention sera d’ailleurs signée entre Naïma Moutchou et Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail.
Durant l’après-midi, de 14h à 17h, un job dating sera organisé en partenariat avec France Travail et l’Apec. Il se déroulera simultanément à Paris et dans les cinq départements et régions ultramarins concernés, que sont la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte.
À Mayotte, cette séquence intervient dans un contexte particulièrement tendu sur le marché du travail. Selon les dernières données de l’Insee, publiées en septembre 2026, le taux de chômage s’établissait à 25 % en 2025. Surtout, 68 300 personnes âgées de 15 à 64 ans étaient sans emploi tout en souhaitant travailler. La situation des jeunes est encore plus marquée. En 2025, 36 000 mahorais âgés de 15 à 29 ans, soit 47 % de cette classe d’âge, n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Parmi eux, 68 % déclaraient souhaiter travailler.
Et au-delà du recrutement, la journée s’intéressera également à la capacité des territoires à faire émerger et grandir leurs entreprises. La suite du programme sera consacrée à l’entrepreneuriat, avec une table ronde dédiée à l’entreprise ultramarine, puis au financement des entreprises avec une séquence consacrée aux « champions ultramarins ».
Des entreprises à financer mais aussi des marchés à conquérir
La dernière grande séquence de la journée s’intéressera aux marchés régionaux. Intitulée « Exporter depuis les Outre-mer, conquérir les marchés régionaux », elle réunira notamment le directeur général de Business France, Louis Margueritte, le président-directeur général du groupe industriel Océinde, Nassir Goulamaly, mais également le directeur institutionnel de CMA-CGM, Bertrand Bey, ainsi que le fondateur de MYDITEK, Sébastien Luissaint.
Une convention entre le ministère des Outre-mer et Business France sera également signée. À l’issue de cette première édition, plusieurs éléments permettront de regarder de près la place accordée au territoire mahorais, notamment les annonces d’investissements, les modalités du nouveau fonds à impact, les opportunités liées à l’emploi et les perspectives ouvertes autour du développement des marchés régionaux.
Mathilde Hangard


