Le bilan des derniers jours est particulièrement alarmant pour la biodiversité mahoraise. « Ce week-end, de nouveaux incendies provoqués par des brûlis ont dévasté plus d’une trentaine d’hectares », alertent les Naturalistes dans un communiqué. L’association souligne la gravité inédite de la situation en rappelant qu’en un seul week-end, « c’est la superficie moyenne des incendies qui était détruite en un an avant Chido ». La végétation reste très vulnérable sur l’île. L’accumulation de bois mort consécutive au passage du cyclone avait déjà multiplié le nombre d’incendies par dix l’an dernier, et la reprise observée ces derniers jours « fait craindre une catastrophe comparable à celle de 2025 ».
L’appel à un arrêté préfectoral

Pour les défenseurs de l’environnement, les moyens curatifs déployés ne permettent pas d’endiguer le fléau à la racine. « Dès juillet, Les Naturalistes préconisaient d’anticiper les incendies en interdisant les brûlis, car il ne suffit pas de mobiliser des hélicoptères bombardiers d’eau, cela ne s’attaque pas aux causes des incendies, c’est-à-dire les brûlis », précise le communiqué. L’association demande ainsi avec force « un arrêté préfectoral d’urgence interdisant tout feu de végétation jusqu’en décembre ».
Elle insiste également sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces de l’ordre — polices municipales, brigades intercommunales, agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) et gendarmerie — pour veiller au respect strict de cette mesure sur le terrain. Rappelant qu’il « existe des solutions alternatives aux brûlis ». Les Naturalistes appellent enfin les autorités à réunir rapidement tous les acteurs concernés autour d’une table ronde pour instaurer des pratiques agricoles pérennes et respectueuses des écosystèmes mahorais.



