Le comité Miss Mayotte a officiellement présenté, vendredi 10 juillet dernier, les sept jeunes femmes qui tenteront de décrocher la couronne de Miss Mayotte 2026. Une étape importante pour cette nouvelle édition, qui marque aussi le retour d’une organisation entièrement repensée après les polémiques qui avaient fragilisé le concours l’an dernier.
Cette fois, le comité assure vouloir repartir sur des bases solides, avec une nouvelle équipe, un nouvel encadrement et un accompagnement renforcé des candidates. Le scrutin reposera sur un système partagé entre le vote du public, qui comptera pour 50 %, et celui du jury pour les 50 % restants, par la suite, les résultats seront contrôlés par un commissaire de justice afin de garantir la transparence de l’élection. La gagnante représentera l’île à Miss France à partir de la mi-novembre.
Reconstruire la confiance après une année difficile

Présent lors de cette conférence de presse, Aziz Patel, président du comité Miss Réunion et secrétaire du comité Miss Mayotte, est revenu sur les raisons de l’implication de la délégation réunionnaise dans ce renouveau.
Il explique que la société Miss France les a sollicités à la fin de l’année 2025 afin de reconstruire l’élection à Mayotte après les difficultés rencontrées. Plusieurs rencontres ont alors été organisées sur le territoire avant la mise en place d’une nouvelle équipe, avec la nomination de Zalia Saïd Salim, plus connue sous le nom de Machouma, au poste de déléguée régionale. « Nous sommes là pour encadrer, encourager, aider et partager notre expérience pour que cette élection soit une réussite le 29 août », résume Aziz Patel.
Le comité souhaite aussi rassurer les familles. Aziz Patel reconnaît que les événements passés ont pu décourager certains parents d’inscrire leur fille. « On peut rassurer ces parents en leur disant qu’il y’a un accompagnement très professionnel. On ne lâchera pas leurs filles, ils peuvent avoir confiance ».
Une préparation renforcée
La préparation des candidates est déjà bien engagée. Dès la semaine prochaine, elles partiront à La Réunion pour un voyage d’intégration de plusieurs jours organisé avec Air Austral. Au programme : découverte de l’île, séances photo et rencontres avec les équipes locales. À leur retour, les répétitions, les shootings et les différentes préparations s’enchaîneront jusqu’au jour-j.
À la tête de cette nouvelle organisation, Zalia Saïd Salim souligne également le travail réalisé en coulisses par toute l’équipe, des maquilleuses aux photographes en passant par les chaperons, ainsi que le soutien des partenaires et des sponsors qui ont permis de remettre le concours sur pied.

Le recrutement des candidates n’a pas été simple, beaucoup d’entre elles ont préféré attendre de voir comment se déroulera cette édition avant de se lancer. Malgré cela, sept candidates ont finalement été retenues après une sélection que la déléguée décrit comme exigeante. « J’espère que le travail qu’on va faire va les mettre en confiance. Là, le comité réunionnais nous a montré où aller, quelles personnes solliciter pour que l’année prochaine on puisse gérer », explique-t-elle.
Pour le le directeur du comité Miss Mayotte, Toibrane Mogné Daho, cette élection dépasse largement le simple concours de beauté. Elle représente aussi une occasion de mettre en valeur l’île aux parfums à l’échelle nationale grâce à Miss France, diffusée sur TF1, mais aussi de proposer un événement positif à la population.
« Il manque beaucoup d’événements comme celui-ci. Il faut encourager ce type d’initiative, c’est une mise en avant de notre territoire. Le comité de Miss Mayotte est donc en collaboration avec les Offices du Sud, du Nord et de la Petite-Terre, on va mettre en place plein d’activités », déclare-t-il.
Mettre en lumière les femmes mahoraises

Parmi les sept candidates figure Noorah Ali Soilihi. Si elle a choisi de participer à l’élection, c’est avant tout pour encourager d’autres femmes à oser sortir des chemins habituellement tracés. Titulaire d’un BTS en conception de produits industriels, un domaine où les femmes restent peu nombreuses, elle souhaite montrer que chacune peut réussir dans les métiers de la mécanique, de l’automobile ou encore de l’aéronautique.
« Je pense que c’est ce qui nous a toutes poussées à participer à l’élection, c’est le fait d’oser faire des choses nouvelles », confie la jeune femme.
La grande finale de Miss Mayotte 2026 se déroulera le 29 août à l’hôtel Ibis, situé à Pamandzi en Petite-Terre. Le comité annonce déjà la présence du directeur de Miss France, Frédéric Gilbert, ainsi que de Miss France 2026, Hinaupoko Devèze. Au-delà de l’élection, les organisateurs espèrent surtout ouvrir une nouvelle page et remettre en avant la femme mahoraise, sa diversité et son parcours, dans un concours qu’ils veulent re-inscrire dans la durée.
Shanyce MATHIAS ALI.


