Après la centrale énergétique, c'est au tour de la future station de traitement des eaux usées des Badamiers de franchir une nouvelle étape avec le lancement officiel de la procédure d'acquisition foncière.

Station d’épuration des Badamiers : le foncier entre à son tour dans une phase décisive

Après la centrale énergétique, c'est au tour de la future station de traitement des eaux usées des Badamiers de franchir une nouvelle étape avec le lancement officiel de la procédure d'acquisition foncière.

Une semaine après la publication de l’arrêté déclarant cessibles les terrains destinés à l’extension de la centrale énergétique des Badamiers, la préfecture de Mayotte poursuit la mise en œuvre des projets d’aménagement de le secteur de Dzaoudzi-Labattoir.

Un nouvel arrêté, signé le 30 juin et publié ce jeudi 9 juillet au recueil des actes administratifs, déclare cette fois cessibles les parcelles nécessaires à la réalisation de la future station de traitement des eaux usées portée par le syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA).

Une procédure qui privilégie l’accord amiable

Le plan de la station de traitement des eaux usées. (Préfecture).

Comme pour l’extension de la centrale énergétique, la déclaration de cessibilité ne signifie pas que les propriétaires sont immédiatement dépossédés de leurs terrains.

L’arrêté prévoit que « sont déclarées cessibles, pour cause d’utilité publique, au profit du syndicat Les Eaux de Mayotte (LEMA), les parcelles nécessaires au projet de réalisation d’une station de traitement des eaux usées ». Il précise également qu’« à défaut de cession amiable, la procédure sera poursuivie en application des dispositions du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique ».

Le LEMA devra donc, dans un premier temps, rechercher un accord avec les propriétaires concernés avant qu’un éventuel recours au juge de l’expropriation puisse être envisagé.

Deux parcelles concernées

L’état parcellaire annexé à l’arrêté fait apparaître deux emprises foncières. La première correspond à une parcelle d’une superficie de 25.035 m², appartenant au Département-Région de Mayotte. Le document précise que cette parcelle résulte du regroupement de plusieurs terrains et que son transfert de gestion au profit du syndicat Les Eaux de Mayotte, alors dénommé SIEAM, avait déjà été validé par une délibération de la commission permanente de l’assemblée de Mayotte en 2020.

La seconde est une parcelle d’une superficie de 529 m², issue de la succession de Soumaili Mouhadji. C’est cette emprise privée qui devra faire l’objet d’une acquisition dans le cadre de la procédure engagée par l’État.

Un équipement attendu pour Petite-Terre

La future station de traitement des eaux usées constitue l’un des trois projets structurants retenus pour l’aménagement de la zone des Badamiers.

Présentée lors de l’enquête publique comme un équipement fondamental pour le développement de Petite-Terre, elle doit permettre d’améliorer le traitement des eaux usées et de limiter les rejets dans le milieu naturel. Le projet s’inscrit dans la stratégie de développement des infrastructures d’assainissement portée par l’État et les collectivités, avec une mise en service envisagée à l’horizon 2027.

La poursuite de l’aménagement des Badamiers

EDM, Mayotte, électricité
Cinq parcelles doivent être libérées pour la réalisation du projet d’extension de la centrale des Badamiers.

Cette nouvelle déclaration de cessibilité s’inscrit dans la continuité de celle publiée la semaine dernière pour l’extension de la centrale énergétique. Elle confirme la volonté des pouvoirs publics de faire avancer les différents projets déclarés d’utilité publique sur le secteur des Badamiers.

Outre la station de traitement des eaux usées, la future déchetterie portée par le SIDEVAM suit la même trajectoire foncière. Après l’enquête publique conjointe ayant conduit à la déclaration d’utilité publique de ces opérations, le LEMA, le SIDEVAM et Électricité de Mayotte (EDM) disposent désormais, chacun pour leur projet, des outils juridiques leur permettant d’acquérir les terrains nécessaires, d’abord à l’amiable puis, en dernier recours, par voie d’expropriation.

V.D

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Kani-Kéli : le préfet arrête le budget 2026 pour poursuivre le redressement des finances communales

Après avoir laissé la commune de Kani-Kéli engager son plan de redressement financier, l'État reprend la main sur le budget 2026. Un arrêté préfectoral fixe les recettes et les dépenses de la collectivité, avec plusieurs ajustements destinés à maintenir la trajectoire de retour à l'équilibre.

Miss Mayotte 2026 : un nouveau départ avec sept candidates et un comité entièrement renouvelé

Après plusieurs mois de réorganisation à la suite des difficultés rencontrées ces dernières années, le comité Miss Mayotte a dévoilé les sept candidates qui participeront à l'élection du 29 août, avec l'objectif de relancer durablement le concours et de retrouver la confiance du public mahorais.

Résultats du brevet : à Kani-Kéli, les listes des admis n’attirent plus les collégiens

Ce vendredi matin, devant le collège de Kani-Kéli, les...

Bouéni lance une mobilisation citoyenne pour préserver l’environnement

Dans le cadre de sa politique de préservation de...