Ce mardi 24 mars, les quatre affaires inscrites au rôle du tribunal judiciaire de Mamoudzou n’ont pas pu être examinées par la cour. Elles ont toutes été renvoyées à une date ultérieure en raison d’une surcharge de travail. Certaines audiences ont été reprogrammées à long terme, avec des dates fixées jusqu’en novembre 2026.
Pour rappel, depuis le passage du cyclone Chido en décembre 2024, une partie des bâtiments judiciaires reste hors service, réduisant les capacités d’audience du tribunal, déjà confronté à un manque de salles et à des conditions de travail contraintes. À cela s’ajoutent des difficultés structurelles récurrentes, avec des effectifs insuffisants de magistrats, d’avocats et de greffiers.
Lors de l’audience solennelle de rentrée au début du mois de février, la présidente du tribunal, Sophie de Borggraef, avait déjà alerté sur une activité soutenue malgré un manque important de moyens humains et des délais de traitement jugés trop longs. Le mois dernier, lors de sa visite à Mayotte, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait été interpellé par les acteurs de la justice sur ces difficultés persistantes… Force est de constater que les choses ne semblent malheureusement pas évoluer pour l’instant.


