Spécialisé dans la recherche océanographique, l’Ifremer rapporte la découverte de formations inhabituelles au large de Mayotte, dans la zone du « Fer à cheval », à environ 1 200 mètres de profondeur. Ces structures, constituées d’hydrates de dioxyde de carbone, se présentent sous forme de monticules évoluant dans des eaux proches de 4°C.
L’information, rendue publique le 12 juin, confirme l’existence d’environ 120 amas identifiés comme des accumulations de CO2 solide, une première à cette échelle dans l’environnement océanique profond.
Initialement repérées en 2021 puis revisitées lors d’une campagne en août 2025, ces formations semblent stables dans le temps. Les chercheurs estiment qu’elles pourraient être liées à la crise sismo-volcanique de Mayotte, marquée notamment par la naissance du volcan sous-marin Fani Maoré en 2019, susceptible d’avoir modifié les structures géologiques de la zone.
Ce site est considéré comme un laboratoire naturel pour l’étude des mécanismes de formation des hydrates de gaz et des effets d’un enrichissement en CO₂ sur les écosystèmes marins profonds. Les observations mettent également en évidence une mortalité accrue des coraux à proximité, probablement liée à l’acidification des eaux.


