La saga de l’obligation de scolarisation des 3-5 ans à Tsingoni n’en finira donc jamais. Jeudi matin, des parents d’élèves de l’école primaire bloquaient la route de sortie du village pour protester contre des classes en sureffectif. Et ce après l’obligation par le tribunal administratif de scolariser dans des classes conventionnelles les élèves placés jusque-là en classe itinérante.

A Tsingoni, les parents d’élèves entre surpopulation dans les classes et obligation de scolariser les élèves

La saga de l’obligation de scolarisation des 3-5 ans à Tsingoni n’en finira donc jamais. Jeudi matin, des parents d’élèves de l’école primaire bloquaient la route de sortie du village pour protester contre des classes en sureffectif. Et ce après l’obligation par le tribunal administratif de scolariser dans des classes conventionnelles les élèves placés jusque-là en classe itinérante.

L’affaire a connu plusieurs remous depuis sa genèse. De l’obligation de scolariser des enfants de 3-5 ans prononcée par le tribunal administratif suite au dépôt de plainte de plusieurs associations en fin 2021, jusqu’à une nouvelle ordonnance jugeant insuffisants les dispositifs de classes itinérantes utilisés pour placer temporairement les élèves les plus jeunes et pallier le manque de place dans les établissements.  Florent Abodala, DGS de la mairie de Tsingoni, explique que la décision du tribunal a été appliquée. Une chose en entraînant une autre, les classes sont désormais en surcharge selon le DGS, avec près de 35 élèves par classe en petite section. Et cela n’a pas laissé les parents d’élèves indifférents, les poussant à bloquer mercredi et jeudi matin l’école et la mairie, ainsi qu’une partie de la route.

La mairie de Tsingoni

Lors des réunions organisées ce jeudi avec la municipalité, les parents d’élèves ont ainsi demandé davantage de moyens de la part du rectorat, en l’occurrence des enseignants supplémentaires. « Les moyens humains seront toujours au rendez-vous » a indiqué le recteur Gilles Halbout. Autre point exigé par les parents, le contrôle par la commune des fausses attestations d’adressage lors des inscriptions. Une démarche déjà entamée par la mairie, qui soutient que de nombreuses adresses sont justifiées par un justificatif d’hébergement. « La commune continue ce travail de contrôle de fausses attestations » est-il expliqué. Les administrés en irrégularité seront ainsi attaqués au pénal, promet l’élu interrogé.

L’engagement a été pris de construire deux salles de classe en modulaire, dont les permis sont déjà en possession de la commune déclare le DGS. Mais il faudra encore trouver 240 000 euros, soit en subventions, soit sur les fonds propres de la commune.
« Il ne faut pas que des situations extraordinaires viennent à dérégler notre système » déclare le recteur, évoquant le recours des associations. « On est face à des associations qui veulent dérégler notre organisation (…) je trouve qu’on a la caractérisation du fait qu’en voulant aller contre notre organisation, tout le monde en a pâti ».
Le rectorat indique néanmoins accompagner la commune sur le développement et la construction des infrastructures. Pour rappel, une école de 35 classes devait voir le jour à Combani, en lieu et place des habitations insalubres dont la destruction a été suspendue par le tribunal administratif.

Mathieu Janvier

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