Les populations des Etats membres consultées sur l’avenir de l’Europe

Au niveau européen, la Conférence sur l’avenir de l’Europe est un exercice de démocratie participative sans précédent, mais il tombe à Mayotte en période de consultation sur le projet de loi. Il ne faut néanmoins pas négliger cette possibilité offerte aux 27 états membres de s’exprimer.

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Conférence sur l'avenir de l'Europe, Mayotte
Inauguration de la plaque "Karibu Europa" en 2017

« Le moment est venu pour nos citoyens de partager activement leurs plus grandes préoccupations et leurs idées. Cette discussion ne pourrait pas avoir lieu à un moment plus opportun. Nous devons nous préparer dès maintenant, afin de sortir encore plus forts de cette crise et d’être prêts pour l’avenir lorsque nous aurons surmonté la pandémie. Nous espérons continuer à construire ensemble l’Europe de l’avenir, une Europe plus juste, plus verte et plus numérique qui réponde aux attentes de nos citoyens », déclarait cette semaine le 1er ministre portugais António Costa, au nom de la présidence du Conseil.

Voulue par les 3 institutions européennes, la Commission, le Conseil, le Parlement, la Conférence sur l’avenir de l’Europe, est un gigantesque exercice de démocratie participative, qui doit « dessiner les contours de ce que sera l’Union européenne pour les prochaines décennies ». Elle a été lancée ce 9 mai 2021, à l’occasion de la fête de l’Europe à Strasbourg, siège du Parlement européen.

Au centre de ce dispositif, une plateforme numérique pour tous les habitants des 27 états membres. Le site, en ligne depuis le 19 mars, doit permettre aux Européens « d’exprimer leurs craintes, de partager leurs rêves et leurs attentes, d’engager le dialogue avec leurs représentants ». Les grands thèmes sont : le changement climatique et l’environnement, la santé, une économie plus forte et plus juste, la justice sociale et l’emploi, l’UE sur la scène internationale, les valeurs et les droits, l’État de droit, la sécurité, la transformation numérique, la démocratie européenne, la migration, l’éducation, la culture, la jeunesse et le sport.

Ces deux derniers thèmes vont particulièrement intéresser à Mayotte, concernée malgré tout par l’ensemble des sujets.

EUROPE, MAYOTTE
Faire coller la politique européenne aux besoins du territoire

Des consultations citoyennes… européennes

En France, seront organisées des « consultations citoyennes » dans les régions au mois de septembre, ainsi qu’une « consultation spécifique à destination des jeunes Français ». « Leurs conclusions en matière de transitions énergétique et numérique, des frontières, de la santé seront rendues au moment où la France exercera la présidence tournante de l’UE du 1er janvier au 30 juin 2022 », nous apprend maire-info.

Les dirigeants locaux et régionaux sont appelés par le Comité européen des régions, à organiser des dialogues dans leur région, villes et villages comme contribution à la Conférence  et à « nommer dans leur assemblée politique un conseiller aux affaires européennes ».

Une nouvelle consultation qui risque de lasser au moment où Mayotte concerte à tout-va autour de son projet de loi. Pourtant, on ne peut laisser passer cette opportunité de faire remonter les priorités des territoires. Notamment sur les décalages de développement impliquant de maintenir certaines orientations des fonds vers les territoires en besoin, on pense notamment à la fin annoncée de l’inscription au Feder de projets structurants au moment où Mayotte en a le plus besoin.

« Pour consolider une Union européenne agissant au service des citoyens, il faut associer plus encore les maires et présidents d’intercommunalités dans l’élaboration des textes qui les concernent, a appuyé le président de l’Association des Maires de France (AMF), François Baroin, il s’agit de permettre également une meilleure appropriation des politiques régionales et agricoles communes par tous les territoires et pour tous les territoires. »

Dans une tribune commune, l’AMF, l’Association des Départements de France, Régions de France, et le Comité européen des Régions, précisent aussi que les fonds de l’Union européenne doivent « être utilisés à bon escient pour contribuer à la relance dans les territoires et être pleinement associés à la conception et à la mise en œuvre du plan de relance européen dont la France bénéficiera à hauteur de 40 milliards d’euros. Notre contribution est essentielle pour façonner des politiques à même d’accompagner les transformations fondamentales auxquelles nos sociétés doivent faire face ».

A.P-L.

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