Pas de finale interrégionale de Coupe de France à Mayotte. La Fédération française de football a tranché en faveur d’une rencontre sur l’île Bourbon entre les champions mahorais et réunionnais, le samedi 31 octobre. Si le stade de Sada avait un temps été envisagé, les débordements du match entre l’AS Sada et le Bandrélé FC le 26 septembre dernier ont enterré le projet.

Coupe de France : les filles du FC M’tsapéré recevront la Saint-Pauloise finalement… à La Réunion

Pas de finale interrégionale de Coupe de France à Mayotte. La Fédération française de football a tranché en faveur d’une rencontre sur l’île Bourbon entre les champions mahorais et réunionnais, le samedi 31 octobre. Si le stade de Sada avait un temps été envisagé, les débordements du match entre l’AS Sada et le Bandrélé FC le 26 septembre dernier ont enterré le projet.

La victoire du Football club M’tsapéré contre l’Unicornis de Passamaïnty au mois d’août laissait présager initialement la tenue d’un choc face à La Réunion sur l’île aux parfums. En effet, comme au basket-ball, la Coupe de France féminine nécessite de déterminer un champion de l’océan Indien avant d’affronter les équipes hexagonales. Une alternance entre Mayotte et La Réunion devait s’opérer pour recevoir (ndlr, l’an dernier, le FC M’tsapéré s’était incliné à Saint-Paul sur le score de quatre buts à zéro). Ce ne sera pas le cas, cette année, et il n’y aura pas de revanche sur le territoire mahorais. La semaine dernière, la Fédération française de football a tranché et décidé que les mêmes adversaires se retrouveront plutôt à La Réunion, le samedi 31 octobre.

Une quinzaine de personnes ont été blessées lors des heurts samedi 26 septembre, à Sada. Huit mois de prison pour un premier interpellé. (Fb Gendarmerie de Mayotte)

Un dénouement redouté et craint à Mayotte, car depuis plusieurs semaines, le choix du lieu restait en suspens. Les dirigeants de la Saint-Pauloise football club ont fait ainsi part de leurs doutes concernant la sécurité. “En aucun cas, nous avons refusé de jouer à Mayotte. Nous avons simplement demandé des garanties concernant la sécurité de nos joueurs, ainsi que de notre staff, au vu des derniers incidents qui se sont produits à Mayotte. A aucun moment, nous n’avons obtenu des garanties”, assure Frédéric Catronia, l’un des coachs de l’équipe réunionnaise. Selon lui, leur refus n’était pas catégorique, car celui-ci aurait débouché sur un forfait. “Pour nous, la sécurité de nos joueurs et de notre encadrement passe avant tout”, poursuit-il.

La solution sadoise écartée

Afin d’obtenir ces fameuses garanties, il y a bien eu des échanges entre la Fédération française de football(FFF), la ligue mahoraise et la préfecture de Mayotte. Mais aucune solution n’a été trouvée. Pire, le choix du stade de Sada, qui dispose d’un terrain synthétique, a définitivement fait capoter le projet, après les heurts du samedi 26 septembre. Une quinzaine de personnes ont été blessées, pendant la rencontre entre l’AS Sada et le Bandrélé FC, en demi-finale de Coupe de France régionale masculine. “La ligue mahoraise de football envisageait de se reposer sur le support des dirigeants de Sada pour l’organisation du match. Les graves incidents qui ont interrompu la rencontre sur le même stade ont eu pour conséquence de rendre caduque ce projet”, explique Christophe Drouvroy, directeur des compétitions nationales de la FFF.

A l’image du stade de football de Cavani qui n’est toujours pas terminé, Mayotte ne dispose pas d’infrastructures homologuées pour ce type de rencontre.

Autre argument avancé pour délocaliser, Mayotte manque toujours de stades homologués pour ce type de rencontre. A la FFF, on admet que “la rencontre n’a pu être validée sur le territoire car les enceintes sont en travaux [ndlr, seul le stade départemental de Cavani pourrait potentiellement avoir le niveau requis] et/ou ne disposent pas des documents administratifs permettant de valider la tenue d’un match officiel”.

Côté FC M’tsapéré, l’annonce de délocaliser le match a fait office de douche froide, même si la fédération s’est engagée à prendre en charge le déplacement et l’hébergement des filles. Si les dirigeants ne souhaitaient pas réagir pour le moment, la tendance serait quand même à une participation, au moins pour éviter des sanctions.

Alexis Duclos

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Blocus au lycée Younoussa Bamana : les élèves dénoncent des conditions d’études indignes

À l’appel national de l’intersyndicale et des organisations de jeunesse, les élèves du lycée Younoussa Bamana à Mamoudzou ont bloqué leur établissement ce mardi 6 octobre dès les premières heures de la matinée.

Aéroport de Bouyouni : où est passée l’étude sur l’impact agricole du projet ?

Dans un communiqué publié ce mardi 6 octobre, le sénateur Saïd Omar Oili alerte sur l’absence d’une étude agricole lors de l’enquête publique du futur aéroport de Bouyouni, menée du 8 juin au 24 juillet. Ce document devait permettre de mesurer l’impact du projet sur les terres agricoles et les exploitants concernés.

FO à l’écoute et en soutien des fonctionnaires mahorais

Le secrétaire général de la fédération générale des fonctionnaires Force Ouvrière, Christian Grolier, est à Mayotte depuis le début de semaine. Le JdM a pu s’entretenir avec lui concernant les principales revendications du syndicat pour le 101e département.

Cinq mois de prison pour avoir participé à un affrontement

Absent à l’audience, un jeune de Petite-Terre a été reconnu coupable de sa participation à un attroupement avec arme, le 10 juin 2026 à Pamandzi, alors qu’il était soumis à un contrôle judiciaire qu’il n’a pas respecté.