Aller au contenu
Le Journal de Mayotte L’info au service de Mayotte

L’actualité de Mayotte et de l’océan Indien

Le journal
en version numérique

Tous les numéros,
sur tous vos écrans.

Menu

Informations pratiques

Vols de Mayotte

Aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi (DZA · FMCZ)

  • DZA / FMCZDzaoudzi-Pamandzi
  • Vendredi 6novembre 2026
  • 24 °CEnsoleillé
  • MayotteHeure locale (UTC+3)

Horaires programmés par les compagniesLes retards et les annulations ne sont pas suivis en direct à Mayotte. Avant de partir à l’aéroport, vérifiez l’état de votre vol auprès de votre compagnie.

Illustration

Arrivées

4 vols
HeureVolProvenanceCompagnieStatut
12:25 UU 274Air Austral La RéunionRoland-Garros Air Austral Programmé
14:25 SS 772Corsair La RéunionRoland-Garros Corsair Programmé
14:30 KQ 254Kenya Airways Nairobi Kenya Airways Programmé
17:00 ZD 213Ewa Air Antananarivo Ewa Air Programmé

Départs

4 vols
HeureVolDestinationCompagnieStatut
12:30 ZD 212Ewa Air Antananarivo Ewa Air Programmé
14:25 UU 275Air Austral La RéunionRoland-Garros Air Austral Programmé
15:30 KQ 255Kenya Airways Nairobi Kenya Airways Programmé
16:10 SS 773Corsair La RéunionRoland-Garros Corsair Programmé
  • Horaires indicatifsSource : AeroDataBox
  • Mise à jour6 novembre 2026 à 05:05 (heure de Mayotte)
  • Vols commerciauxréguliers uniquement
  • En cas de douteContactez votre compagnie
Voir les vols des 5 prochains jours (nouvel onglet)

Mobilisation du 5 novembre à Mayotte : le calme dans certaines communes, mais une colère partagée

Alors que certaines communes de Mayotte ont connu des mobilisations et des blocages ce jeudi 5 novembre, d’autres secteurs sont restés plus calmes, comme en Petite-Terre, où les habitants rencontrés partagent pourtant les mêmes inquiétudes face à la crise de l’eau, à la vie chère, à l’insécurité et aux difficultés dans l’éducation.

Par Shanyce MATHIAS ALI

Publié le · Heure de Mayotte

Des passagers circulent sur un quai devant une barge à quai, avec plusieurs véhicules à bord. Photo : Shanyce MATHIAS ALI

Pas de barrage du côté de la Petite-Terre ce jeudi, les barges ont circulé normalement tout au long de la journée.

« On ne devrait même pas avoir à descendre dans la rue pour réclamer de l’eau. On est dans un territoire français, avoir accès à l’eau, c’est quand même quelque chose de basique ». C’est le sentiment exprimé par Zakaria Souleymane, restaurateur aux Badamiers, alors que Mayotte connaît une nouvelle journée de mobilisation ce jeudi 5 novembre, jour de grève nationale. En Petite-Terre, aucun barrage n’est venu bloquer la circulation de la barge, mais pour les habitants le sentiment de mécontentement est bien là.

Encore la crise de l’eau

Depuis 2022, les coupures d’eau rythment le quotidien des habitants de Mayotte. En Petite-Terre, le calendrier prévoit 30 heures d’eau en continu, suivies de 42 heures de coupure. Mais sur le terrain, les horaires annoncés sont rarement une garantie. Une remise en eau prévue à 10 heures peut finalement arriver à midi, à 17 heures, voire plus tard et parfois, l’eau est coupée bien avant l’heure prévue. « On fait comme on peut avec les moyens du bord », explique Zakaria Souleymane.

Les coupures d’eau rythment le quotidien des habitants de Mayotte. © Shanyce Mathias Ali / JDM
Les coupures d’eau rythment le quotidien des habitants de Mayotte. © Shanyce Mathias Ali / JDM

Dans son établissement, l’eau est indispensable pour préparer les aliments, nettoyer et respecter les règles d’hygiène. Pourtant, certaines remises en eau ne durent que quelques minutes. « Des fois, l’eau est à peine ouverte, quelques minutes puis ils la coupent et elle revient tard le soir ». Impossible pour lui de fermer son restaurant à chaque coupure trop longue. Il doit donc anticiper, remplir des réserves et s’adapter comme il peut. « Je ne peux pas me permettre de fermer parce que c’est mon gagne-pain. Je fais comme tout le monde, stocker de l’eau, m’habituer à vivre avec, mais ce n’est pas une chose à laquelle on est censé s’habituer ».

C’est aussi pour cette raison que les revendications autour de l’eau prennent une place importante dans cette journée de mobilisation. Les habitants attendent des solutions concrètes, notamment avec la future usine de dessalement, dont la mise en service est annoncée pour 2028. Mais cette date paraît encore lointaine pour les Mahorais.

Les jeunes dans la rue pour défendre leur avenir

Alors que des lycéens se mobilisent, les difficultés dans les établissements scolaires continuent de faire parler. © Shanyce Mathias Ali / JDM
Alors que des lycéens se mobilisent, les difficultés dans les établissements scolaires continuent de faire parler. © Shanyce Mathias Ali / JDM

Autre sujet au cœur des revendications du 5 novembre : l’éducation et l’avenir de la jeunesse mahoraise. Alors que des lycéens se mobilisent, les difficultés dans les établissements scolaires continuent de faire parler. « J’envoie tout mon soutien aux jeunes qui manifestent actuellement, que ce soit ici ou en France », affirme Kylian, jeune actuellement au chômage. Pour rappel, sur l’île environ 55 % des jeunes de 15 à 29 ans sont au chômage.

Pour lui, cette mobilisation est une manière pour la nouvelle génération de faire entendre sa voix. « Quand on voit ce qui se passe ailleurs, on se pose des questions. On voit que la nouvelle génération ne veut pas juste subir comme ça a été le cas avec les anciens, et c’est normal, c’est leur avenir qui est en jeu ».

« On ne tient pas le rythme, on survit »

La vie chère est une autre revendication portée par les manifestations de ce jeudi. À Mayotte, les prix des produits alimentaires sont en moyenne 30 % plus élevés qu’en métropole, selon l’Insee. Pour les familles, les courses représentent une dépense de plus en plus difficile à absorber, et les difficultés ne s’arrêtent pas là.

La hausse des prix, notamment des produits alimentaires alimente la grogne sociale. © Shanyce Mathias Ali / JDM
La hausse des prix, notamment des produits alimentaires, alimente la grogne sociale. © Shanyce Mathias Ali / JDM

Rania Houmadi, mère de famille, résume son quotidien en quelques mots : « à chaque fois qu’on pense pouvoir sortir la tête de l’eau, d’autres choses arrivent ». Après les coupures d’eau, le cyclone Chido et la hausse des prix, elle dit avoir le sentiment de devoir constamment faire face à de nouvelles difficultés.

La fatigue est autant physique que mentale, car après le travail, il faut encore trouver le temps de remplir les réserves d’eau, à cela s’ajoute l’inquiétude liée aux faits de violence sur l’île. « On est fatigué mentalement ! Se lever le matin et entendre qu’il y a eu des faits de violence dans l’île, ça devient fatiguant », raconte-t-elle.

La mère de famille veut que les responsables politiques au niveau national prennent réellement la mesure de la situation. « Je pense que nos élus doivent arrêter de cacher la misère sous le tapis. Quand les ministres viennent, ils doivent voir et vivre nos réalités du quotidien. Si on va les accueillir avec des grands sourires, et des colliers de fleurs, ils vont se dire qu’on ne souffre pas tant que ça ».

Elle tient également à souligner que l’absence de barrage en Petite-Terre ne signifie pas que ses habitants ne partagent pas les revendications du mouvement. « Moi-même après mon rendez-vous je pense rejoindre la mobilisation pour soutenir les manifestants à Mamoudzou ».

Shanyce MATHIAS ALI.

Tours d’eau — planning SMAE par secteur Mayotte Agenda — tous les événements à Mayotte : concerts, expositions, conférences, sports, sorties famille, vie associative. Voir l’agenda
Le Journal de Mayotte

Abonnez-vous au Journal de Mayotte

Toute l’actualité de Mayotte et de l’océan Indien en accès illimité, où que vous soyez.

  • Accès illimité
    à tous nos articles
  • Sur tous
    vos appareils
  • Restez informé
    alertes et newsletters
  • Soutenez un média local

Abonnement annuel

190 €/ an

  • Accès illimité au site
  • Tous vos contenus sur tous vos appareils
  • Soutien au journalisme local

Choisissez votre mode de paiement

Paiement 100 % sécurisé

En cliquant sur ce bouton, vous acceptez nos conditions générales de vente.

Météo & mer

Mamoudzou · Mayotte

Chargement des prévisions…

Météo marine

Mayotte et son lagon

…

Prévision du modèle NOAA GFS-Wave (mailles d’environ 28 km, ), lissée pour l’affichage : valeurs indicatives, atténuées dans le lagon par la barrière de corail. Ne remplace pas les bulletins officiels : vigilance Météo-France. Fond © OpenStreetMap, balisage © OpenSeaMap.

Vos cookies sur Le Journal de Mayotte

Le Journal de Mayotte utilise des cookies de mesure d’audience (Google Analytics et Matomo) pour compter ses visites et améliorer le site. Aucun cookie publicitaire. Vous pourrez changer d’avis à tout moment.