La menace avait été annoncée, elle a été mise à exécution. Peu avant 7h, lundi matin, des prestataires nautiques ont bloqué les barges à Mamoudzou pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des infrastructures portuaires sécurisées. La mobilisation intervient après plusieurs mois de discussions infructueuses avec le Département-Région de Mayotte.
Les professionnels de la mer ont interrompu les traversées entre Grande-Terre et Petite-Terre. La dernière barge partie de Petite-Terre vers Grande-Terre à 6h45 a dû retourner à son corps-mort. Sur les quais, plusieurs centaines d’usagers se sont retrouvés bloqués, certains devant rejoindre leur travail ou prendre un avion.

Depuis le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, les professionnels dénoncent un port de plaisance endommagé, laissé à l’abandon, et notamment l’absence de ponton adapté pour accoster en Grande-Terre comme en Petite-Terre. À Mamoudzou, l’installation provisoire aménagée en mai 2025 est jugée trop petite, fragile et trop proche des barges. Les prestataires évoquent des difficultés d’accostage, des risques liés à la houle, des vols et des surcoûts d’entretien.
Après une première mobilisation en mai dernier, les professionnels avaient levé leur menace de blocage en juillet à la suite d’engagements de la collectivité. Mais"on n’a toujours rien, alors qu’on travaille tous les jours", dénonce un prestataire sur place.
Le blocage, initialement annoncé jusqu’à 17 heures, a finalement été levé vers 9h30, suite à la visite de représentants du Département-Région de Mayotte sur site. Une nouvelle réunion est prévue mardi 3 novembre entre l’institution et les prestataires, qui préviennent toutefois que la mobilisation pourrait reprendre en l’absence d’avancées concrètes.