Aller au contenu
Le Journal de Mayotte L’info au service de Mayotte

L’actualité de Mayotte et de l’océan Indien

Le journal
en version numérique

Tous les numéros,
sur tous vos écrans.

Menu

Informations pratiques

Vols de Mayotte

Aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi (DZA · FMCZ)

  • DZA / FMCZDzaoudzi-Pamandzi
  • Vendredi 30octobre 2026
  • 25 °CÉclaircies
  • MayotteHeure locale (UTC+3)

Horaires programmés par les compagniesLes retards et les annulations ne sont pas suivis en direct à Mayotte. Avant de partir à l’aéroport, vérifiez l’état de votre vol auprès de votre compagnie.

Illustration

Arrivées

3 vols
HeureVolProvenanceCompagnieStatut
12:15 UU 274Air Austral La RéunionRoland-Garros Air Austral Programmé
14:25 SS 772Corsair La RéunionRoland-Garros Corsair Programmé
17:00 ZD 213Ewa Air Antananarivo Ewa Air Programmé

Départs

3 vols
HeureVolDestinationCompagnieStatut
12:30 ZD 212Ewa Air Antananarivo Ewa Air Programmé
14:00 UU 275Air Austral La RéunionRoland-Garros Air Austral Programmé
16:10 SS 773Corsair La RéunionRoland-Garros Corsair Programmé
  • Horaires indicatifsSource : AeroDataBox
  • Mise à jour30 octobre 2026 à 19:05 (heure de Mayotte)
  • Vols commerciauxréguliers uniquement
  • En cas de douteContactez votre compagnie
Voir les vols des 5 prochains jours (nouvel onglet)

Les droits de l'enfant, une notion universelle qui reste à promouvoir à Mayotte

La convention internationale des droits de l'enfants est un traité qui rassemble 196 pays autour d'une idée : les moins de 18 ans doivent être protégés. A Mayotte, la CIDE est promue par l'association Haki Za Wanatsa et tous ses partenaires, mais la notion n'est pas facile à faire passer. La journée internationale des droits de l'enfant est l'occasion de communiquer sur le sujet.

Par Yohann DELEU

Publié le · Heure de Mayotte

Ces droits fondamentaux ne sont pas toujours évidents pour tout le monde

Avec 196 pays signataires, dont la France, des négociations internationales menées au pas de courses et une adoption en 10 ans à peine, la convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) est un des traités les plus consensuels de la planète. Elle réunit les états signataires autour du principe universel que les enfants, définis comme toute personne de moins de 18 ans, doivent être protégés, et ont des droits inaliénables. Parmi ces droits : l'accès à l'éducation et à la culture, le droit à l'identité, à la sécurité, à être entouré d'une famille, protégé et aimé etc.

Lydia Barneoud, vice-présidente de Haki Za Wanatsa

A Mayotte où la moitié de la population est mineure et pour la majorité en grande précarité, ces principes n'ont rien d'évident, et plus qu'ailleurs, les défendre prend ici tout son sens. C'est un des objectifs de la journée internationale des droits de l'enfant (JIDE) qui se déroulera le 20 novembre prochain. A deux mois du coup d'envoi, l'association Haki Za Wanatsa (les droits des enfants en shimaoré) mobilise ses partenaires et veut réunir les bonnes volontés.

En tout, 283 membres, adhérents ou sympathisants dont 60 membres actifs constituent cet important réseau.

" On est partis d’un constat, une large partie de la population et donc de la jeunesse est en souffrance. On a décidé de se rassembler pour partager nos expériences de terrain. De là s’est créé un collectif inter associatif et un dialogue institutionnel, dans une dynamique de cohésion. C’est du droit international donc on se base sur quelque chose de concret" explique Lydia Barneoud, vice-présidente de l'association. Elle intervenait vendredi au Centre universitaire de Mayotte dans une conférence dédiée à la CIDE.

Cinq droits fondamentaux

Si le réseau est important, le chemin à parcourir l'est tout autant. Au niveau national, 44% des adultes ne savent pas que la convention existe, 63% des adultes ignorent son contenu, 78% des adultes sous estiment le nombre d’enfants SDF. Par ailleurs, 2 enfants sur 10 en France vivent sous le seuil de pauvreté. Plus inquiétant encore : en France tous les 5 jours un enfant est tué par un de ses parents en moyenne

A Mayotte, l'infanticide est rare, mais les enfants victimes de violences sont légion, que ce soit de la part des parents, qu'il s'agisse de violences institutionnelles ou de violences qu'ils s'infligent entre eux.

En situation de précarité, faire valoir ses droits n'est en effet pas une priorité. Et pour les adultes, l'autorité prime souvent sur la notion de droits.

Des chiffres alarmants

Ainsi, le directeur des Céméa de Mayotte Archimède Saïd Ravoay explique le quiproquo qui existe derrière le nom "haki za wanatsa". "Haki, c'est le droit, mais dans le sens d'une décision de justice. Comment traduire pour dire que c’est juste le droit de vivre, sans amalgame?" s'interroge-t-il. Sinon cela peut sous-entendre que l'enfant a forcément raison", une ambiguïté linguistique qui rejoint un frein culturel. Notre confrère Ismael Saïd Combo présent dans la salle a réagi aux analyses des intervenants. "Les adultes ne connaissent pas ces droits, à Mayotte on pense tout de suite aux rapports entre adultes et enfants, rapport dans lequel l’enfant n’a aucun droit devant les adultes. Il faut expliquer, vulgariser”.

Et quand on parle d'éducation à Mayotte, il est fréquent de s'entendre rétorquer l'expression "enfant des juges".

“L’enfant des juges, c’est ce cliché que le Mzungu n’aime pas qu’on donne une petite fessée à l’enfant, il faudrait faire plus de sketches pour expliquer comment un adulte doit se comporter avec les enfants, avec des images qui parlent” poursuit le journaliste.

Le jeune Djounaïdi Ali Mouigni forme des professionnels aux droits de l'enfant

Autre écueil fréquent, opposer les droits de l'enfant à ses devoirs. Or, les droits sont universels, acquis dès la naissance, et il appartient aux adultes de s'assurer de leur respect. Les devoirs sont des choses à apprendre, ils dépendent de l'éducation reçue, et ne sont donc pas à mettre sur le même plan, résume en substance Djounaïdi, ancien jeune ambassadeurs des droits de l'enfants (JADE), en lien avec le défenseur des droits à Mayotte.

Pour faire passer malgré toutes les difficultés du territoire ces notions élémentaires de droit international, et faire accepter que l'autorité parentale n'est pas incompatible avec le respect de ce droit fondamental, le principal outil reste la communication à grande échelle. C'est l'enjeu de la prochaine journée internationale des droits de l'enfant le 20 novembre prochain. L'année dernière avait été marquée par l'investissement du groupe La Rue Ketanou, et la réalisation de plusieurs films. La préparation du cru 2020 est dans les starting blocks.

Y.D.

défenseur des droitsdroits de l'enfantsHaki Za WanatsaLa Rue Kétanoutraité international

À lire aussi dans

Tours d’eau — planning SMAE par secteur Mayotte Agenda — tous les événements à Mayotte : concerts, expositions, conférences, sports, sorties famille, vie associative. Voir l’agenda
Le Journal de Mayotte

Abonnez-vous au Journal de Mayotte

Toute l’actualité de Mayotte et de l’océan Indien en accès illimité, où que vous soyez.

  • Accès illimité
    à tous nos articles
  • Sur tous
    vos appareils
  • Restez informé
    alertes et newsletters
  • Soutenez un média local

Abonnement annuel

190 €/ an

  • Accès illimité au site
  • Tous vos contenus sur tous vos appareils
  • Soutien au journalisme local

Choisissez votre mode de paiement

Paiement 100 % sécurisé

En cliquant sur ce bouton, vous acceptez nos conditions générales de vente.

Météo & mer

Mamoudzou · Mayotte

Chargement des prévisions…

Météo marine

Mayotte et son lagon

…

Prévision du modèle NOAA GFS-Wave (mailles d’environ 28 km, ), lissée pour l’affichage : valeurs indicatives, atténuées dans le lagon par la barrière de corail. Ne remplace pas les bulletins officiels : vigilance Météo-France. Fond © OpenStreetMap, balisage © OpenSeaMap.

Vos cookies sur Le Journal de Mayotte

Le Journal de Mayotte utilise des cookies de mesure d’audience (Google Analytics) pour compter ses visites et améliorer le site. Aucun cookie publicitaire. Vous pourrez changer d’avis à tout moment.