Lancée en 2024, la campagne TARIMI revient en novembre prochain à Mayotte. Portée par l’association SOJ, présidée par Delayde Hassani, l’initiative vise à prévenir les violences sexuelles et sexistes, et à favoriser la libération de la parole. Cette édition est marrainée par Eva Thomas, fondatrice de SOS Inceste en 1985.
Une campagne axée sur l’inclusion
Pour cette troisième édition, l’association a souhaité placer les personnes en situation de handicap au coeur de son engagement. Dans un communiqué diffusé à la presse, elle souligne qu’elles sont « particulièrement exposées aux violences sexuelles et trop souvent privées des moyens de les dénoncer ». La campagne veut ainsi rendre la prévention plus accessible, à travers des messages, mais aussi des lieux d’échanges, et des formats inclusifs.
Plusieurs outils pédagogiques sont mobilisés, parmi lesquels le livre autobiographique « Ose et ça ira », le livre pour enfants « Lakinta » et « le secret d’oiseau » et l’album musical « TARIMI Tsika ». Un jeu de cartes éducatif, « LAGUWA », doit également être présenté et distribué. Il sera proposé, en langue des signes française, et avec des pictogrammes.
Quatre rendez-vous prévus en novembre 2026
Le programme débutera le 6 novembre avec un séminaire intitulé « Handicap et violences sexuelles : rapports sociaux, expériences, pratiques professionnelles », organisé à la mairie de Bandraboua, de 7h30 à 13 heures. Le 11 novembre, des matchs de football U17 et U17 seniors féminines sont prévus en partenariat avec la Ligue mahoraise de football, dans un lieu qui reste à définir.
Le 15 novembre, une prestation intitulée « Mbiwi ny TARIMI » se tiendra sur le remblai de Bandraboua à partir de 13 heures. La campagne s’achèvera le 22 novembre par une marche blanche, « Ny TARIMI », dont le parcours reste à préciser. À travers cette initiative, l’association rappelle qu’« un handicap ne doit jamais être une raison de ne pas être cru, écouté ou protégé ».


