Dans un communiqué, la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) Mayotte indique avoir « pris connaissance des appels à la mobilisation des lycéens. Leurs revendications sont largement légitimes et partagées de longue date par les parents : classes surchargées, manque de salles et d’enseignants, chaleur, équipements insuffisants, transport, restauration, hygiène et sécurité ».
Cependant, la FCPE Mayotte souhaite toutefois rappeler qu’une mobilisation impliquant de nombreux lycéens, dont des mineurs, exige une vigilance particulière. « Appeler les jeunes à manifester suppose aussi de penser à leur encadrement, à leur sécurité et aux conséquences possibles en cas de débordement. Beaucoup de lycéens sont mineurs. Une manifestation peut vite échapper à ses initiateurs : tensions, mouvements de foule, affrontements, récupération par des personnes étrangères aux revendications. Ceux qui appellent les jeunes à descendre dans la rue portent une responsabilité morale. Si la situation dégénère, ce sont d’abord les enfants qui sont exposés, et leurs parents qui en subiront les conséquences.
Il ne s’agit aucunement de remettre en cause la légitimité des revendications portées par les jeunes. Les difficultés qu’ils dénoncent : conditions d’apprentissage, manque de moyens, équipements insuffisants, chaleur, sécurité ou encore conditions d’accueil … », explique la FCPE Mayotte.
Aussi, la FCPE Mayotte appelle les pouvoirs publics à privilégier immédiatement le dialogue avec les représentants des lycéens et des parents afin que la colère de la jeunesse puisse déboucher sur des solutions concrètes plutôt que sur une montée des tensions.
La FCPE Mayotte :
– soutient les revendications légitimes sur l’accueil, la sécurité et les conditions d’apprentissage ;
– demande aux autorités d’ouvrir immédiatement le dialogue avec les représentants des lycéens et des parents, et d’apporter des réponses écrites, concrètes et programmées ;
– appelle les organisateurs à garantir un encadrement pacifique et protecteur des mineurs
– invite les parents à rester informés et vigilants sur les conditions de participation de leurs enfants ;
– reste disponible pour porter la parole des jeunes et faciliter toute médiation.


