Suite de l’épisode SAMU976 et Tribune « des soignants désabusés »

Au lendemain d'une annonce coup de poing et d'une nuit sans intervention d'urgence terrain, on peut dire que les réunions de crise n'ont pas molli ce jour. Des réunions notamment sur la thématique des transports et de la sécurisation sanitaire offrant d'ores et déjà, dès ce mercredi soir, une alternative pour le Samu mahorais.

Au lendemain de ce triste et énième incident ayant entrainé la mise en danger directe de personnels hospitaliers, rattachés à la cellule Service d’aide médicale urgente de Mayotte, la directrice de ce même service, avait donc annoncé, dès le soir suivant, la fin des interventions de nuit pour ses équipes et ce, « jusqu’à nouvel ordre ». Un nouvel ordre manifestement très prompt au regard des alternatives sécuritaires proposées dès ce mercredi 20 décembre. « Les autorités compétentes semblent nous avoir entendu. Je vous confirme dès ce soir, la reprise des Smur, avec mise en place d’un protocole bien ciblé venant se greffer au véhicule en intervention par un appui police ou gendarmerie en fonction de la zone d’intervention » indique la directrice concernée, le docteur Nora Oulehri. Bien qu’encourageant sur le papier, ce protocole ne semble guère faire l’unanimité immédiate auprès des praticiens urgentistes, direction incluse : « On attend de voir, je suis un peu septique comme d’autres mais prête à tenter ce crash-test en espérant que cela marchera. Je demeure toutefois en hyper vigilance et rétracterai au besoin notre service de nuit s’il y a le moindre incident« .

Cette appréhension, c’est quelque chose de désormais bien palpable et ce, à échelle de tout le personnel hospitalier de Mayotte qui nous témoignait encore hier, appuyant la manifestation des urgentistes ,leur crainte quotidienne pour se rendre sur leur lieu de travail et en sortir. Une crainte formulée à l’unisson, rappelons-le, le 14 décembre dernier, notamment auprès du Préfet de Mayotte, pour laquelle une tribune (voir ci-dessous) a d’ailleurs été rédigée, rencontrant forte mobilisation de signataires.

Bien au delà du service Samu, ce sont donc des actes forts et des moyens concrets qui sont toujours attendus en espérant que cette première étape de protocole sécuritaire puisse avoir la saine efficience escomptée.

MLG

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Le Club Soroptimist International Mayotte fête 35 ans d’engagement féminin autour d’un brunch festif !

Un anniversaire haut en couleur pour mettre en lumière l’action des femmes de Mayotte et renforcer la solidarité locale.

À Mamoudzou, l’église Notre-Dame-de-Fatima profanée

Dans la semaine du 3 au 8 novembre, un ou plusieurs individus ont forcé le tabernacle et volé un objet sacré de l'église Notre-Dame-de-Fatima. Une messe de réparation est prévue le 16 novembre.

Violences autour du Lycée des Lumières : la FCPE Mayotte appelle à une action forte et immédiate

Face à la recrudescence des violences aux abords du Lycée des Lumières à Kaweni, la FCPE Mayotte tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, elle dénonce un climat d’insécurité devenu quotidien et appelle les autorités à mettre en place, sans délai, des mesures de protection et de prévention durables.

Lycée des Lumières : après les violences, les cours reprendront mercredi 12 novembre

Dans un communiqué, vendredi 7 novembre, l'Académie de Mayotte est revenue sur les "violentes attaques" qui ont visé le lycée des Lumières vendredi et jeudi dernier et annonce que les cours sont suspendus jusqu'au 12 novembre.