La grève des salariés de BDM bat son plein

Depuis lundi dernier, une partie des salariés de BDM (Bourbon Distribution Mayotte) sont en grève illimitée à l’appel de la CGT. La CFDT n’a quant à elle pas fait d’appel à la grève. Les salariés demandent notamment une revalorisation des salaires de 150 euros.

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Sur les banderoles brandies devant Jumbo, les salariés demandent de nouvelles négociations avec la direction ce mercredi

Si la grande surface Jumbo Score continue d’être ouverte, une grande partie de ses salariés sont en grève. Selon Anissa Hadhurami, déléguée syndicale de la CGT, il s’agirait même de la majorité d’entre eux. « Une réunion a eu lieu le 15 juillet dernier avec la direction, mais elle ne nous a pas apporté satisfaction », explique la syndicaliste qui mène le piquet de grève sur le parking de Jumbo Score situé à Majicaco. Une trentaine de salariés y sont présents depuis ce lundi, munis de banderoles, pour manifester leur mécontentement.

Le piquet de grève devant Jumbo mercredi

Une revalorisation des salaires entre autres revendications

Les grévistes réclament notamment une revalorisation des salaires de 150 euros afin de s’aligner avec leurs homologues réunionnais du même groupe, ce que la direction, représentée par Marc Berlioz, a refusé d’après les grévistes.  Ils réclament également 22 chèques déjeuners par mois d’une valeur de 9 euros à hauteur de 60% pour la direction et 40% pour les salariés. La direction n’a proposé une hausse des salaires que de 23,40 euros « et encore, pas pour tout le monde, c’est un peu à la tête du client », s’indigne Anissa Hadhurami. Le 13ème mois à 100% a quant à lui été accepté, mais les salariés réclament un 14ème mois. Ils demandent également à être mieux payés les jours fériés travaillés et à bénéficier d’une prime de transport. « Certains font la route depuis Boueni pour venir travailler à Jumbo et les taxis coûtent très chers les jours fériés », explique la déléguée syndicale. « Nous réclamons également l’égalité homme/femme dans les salaires », a-t-elle également déclaré. « Les femmes touchent le smic seulement alors qu’elles restent parfois très tard pour fermer le magasin », a-t-elle expliqué.

Les grévistes réclament également une prime d’astreinte. Par ailleurs, Anissa Hadhurami nous a affirmé que la réduction de 70 euros sur les achats faits en magasin leur a été retiré comme certains autres acquis. « Avant, les jours fériés étaient payés à 200%, la nouvelle direction les a ramenés à 100% », s’indigne-t-elle.

Anissa Hadhurami, déléguée syndicale de la CGT appelle à une grève illimitée.

La CFDT mise à l’écart suite à des tensions internes

Pour le moment, la direction n’a pas prévu de nouvelles négociations avec les grévistes selon Anissa Hadhurami. Pour que le magasin continue de fonctionner correctement, elle a engagé des intérimaires, ce que les grévistes jugent scandaleux. « Au lieu de négocier avec nous, ils préfèrent engager des intérimaires, ce n’est pas normal », s’indigne la déléguée syndicale qui ne compte pas en rester là. La grève, illimitée, se poursuivra donc ces prochains jours. A l’heure où nous publions cet article, nous n’avons pas pu joindre le directeur de BDM, Marc Berlioz.

Quant à la CFDT, elle affirme ne pas avoir été mise au courant de cette grève suite à des tensions internes avec la CGT. Elle affirme cependant vouloir rencontrer également la direction afin de participer au protocole de sortie de crise. « Nous sommes toujours partant pour une amélioration des conditions de travail et des salaires, mais la CGT ne nous avait pas mis au courant de cette grève. Nous croyions les conditions proposées par la direction acceptées bien qu’elles nous aient parues toujours insuffisantes notamment concernant les tickets restaurants », a affirmé Antoine Tava, délégué syndical de la CFDT.

N.G

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