Pompiers de l’aéroport : pas d’accord trouvé sur la date de fin de la convention avec EDEIS

Que vont devenir les pompiers de l’aéroport ? Leur dernier communiqué évoquant leur rencontre avec leur direction et celle du gestionnaire de l’aéroport EDEIS, fait état d’un blocage.

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A terme, les pompiers du SDIS pourraient ne plus assurer la sécurité de l'aéroport

C’est bien le coût des sapeurs pompiers professionnels (SPP) qui est en cause. « La Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile de l’Océan Indien refuse que les SPP restent à l’aéroport car nous coutons cher », évoquent les représentants du syndicat SNSPP-PATS 976. Leur salaire de 2.500 euros n’est pas concurrentiel vis à vis d leurs équivalents dans le privé, 1.500 euros, « en réalisant les mêmes missions ». Ils évoquent également une question de « jalousie » entre ceux du privé et du public.

Toujours est-il que EDEIS souhaitait que leur contrat de mise à disposition à l’aéroport par le conseil départemental via son SDIS touche à sa fin dès décembre 2019. Un sursis avait été obtenu par la présidente du SDIS à juin 2020. C’est que le Département doit alors reprendre à sa charge la masse salariale des pompiers de retour à la maison, là où c’est EDEIS qui s’en chargeait au nom de la sécurité portuaire. Seuls seraient conservés les 4 chefs de manœuvres SPP et le mécanicien SPP en charge des camions (VIM).

Tout ou rien

Une demi-mesure qui ne convient pas à « l’ensemble des SPP », qui sont dans une logique tout ou rien, « soit c’est l’ensemble des SPP (qui part, ndlr), soit c’est la reconduite de la convention jusqu’au 31 décembre 2020. »

Pour mémoire, la convention qui devrait être signée d’ici la fin de l’année, met fin à la coopération entre le SDIS et EDEIS en deux étapes, avait expliqué la présidente du SDIS : au 1er juillet 2020, 8 SPP quitteraient l’aéroport, et la totalité au 31 décembre 2020.

Le syndicat souhaite prendre connaissance de cette convention avant le 16 décembre et trouver un terrain d’entente avec la DSAC OI, « nous allons chercher une réunion au plus vite possible avec eux pour mettre les choses au clair et trouver une solution à cette convention ».

En attendant, leur mouvement continue, « à partir d’aujourd’hui jusqu’à l’obtention de la nouvelle convention, le service sera toujours effectué en mode dégradé au sein du SSLIA, c’est à dire que nous effectuerons que les missions Secours d’Urgence Aux Personnes, Incendie, Protection du péril animalier ainsi que les avitaillements. »

A. P-L.

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