Altercation Estelle Youssouffa/Roukia Lahadji : “Seules les personnes qui connaissent l’histoire peuvent comprendre”, invoque Kamaldine Attoumani

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Échanges virulents entre Estelle Youssouffa et Roukia Lahadji

Pendant que se déroulait la conférence de presse avec Emmanuel Macron à Mtsamboro, à quelques kilomètres de là, sur le plateau de Mayotte la 1ère, la tension était à son comble. Kamaldine Attoumani décrypte les propos, alors que face à la violence de la charge de la représentante d’un des deux collectifs des citoyens de Mayotte, la réaction de la maire de Chirongui a tout d’un pétage de plomb. Pour lui, il n’en est rien, et diffuse le communiqué ci-dessous.

Pour ajouter un côté savoureux à l’histoire, consacrons deux phrases à la personnalité de ce dernier, qui se revendique comme le père fondateur du Collectif des citoyens de Mayotte, puisqu’il l’a créé en 2016, donc implacablement antérieur aux deux autres, “il s’agissait alors d’alerter le ministère des Transports sur les problèmes techniques des Dreamliner d’Air Austral, puis, d’accélérer la fin de l’itinérance téléphonique dans les outre-mer.”

Il communique pour expliquer la défense d’apparence sectaire de Roukia Lahadji: “Vous n’avez pas d’attache à Mayotte. Moi, j’ai le tombeau de mon père et de mes grands-parents, et les vôtres, ils sont où ? En mer?!”… Voici son explication:

“La visite présidentielle ayant déjà fourni son lot de commentaires, l’altercation entre le maire de Chirongui et la présidente du collectif de Mayotte sur le plateau de Mayotte 1ère n’a pas manqué d’exacerber les esprits. Pourtant qui a vraiment compris ce que voulait dire le maire de Chirongui ? Seules les personnes qui connaissent l’histoire peuvent comprendre. Il ne s’agissait en aucune manière d’une attaque sur les origines comoriennes d’Estelle Youssouffa, Roukia Lahadji s’est échinée à combattre les propos xénophobes du collectif pendant toute la durée de l’émission. Le maire de Chirongui a fait référence à l’absence de tombeau du père d’Estelle Youssouffa qui a été incinéré et dont les cendres ont été dispersées dans la mer.

Dans la culture mahoraise, nos morts ne sont pas brulés, l’inhumation est une pratique enseignée par Dieu lui-même qui renvoie à la cinquième sourate du Coran verset 5 :31. « Dieu envoya un corbeau qui se mit à fouiller la terre pour lui montrer comment cacher l’intimité du cadavre de son frère », indique le verset 5:31. Dans la 20ème sourate du Coran : « De la terre, nous vous créâmes, en elle, nous vous ramènerons. D’elle, nous vous ferons surgir une autre fois » verset 20 :55. Comment alors se prétendre mahoraise, défendre notre culture, notre identité si nous ne la respectons pas ?”

Pour lire l’intégralité, cliquer sur Communiqué de Kamaldine Attoumani

20 Commentaires

  1. Un communiqué aussi abject que celui-là est à jeter au wc. Chacun est libre de ses croyances. Que vont croire les enfants d’ Adrien Giraud, de Marcel Henri, Martial Henri, Alondzo, Saidani et de tous les non-musulmans qui ont combattu aux côtés de leurs frères musulmans pour cette île ? Qu’ils sont désormais exclus de la mahorité parce qu’ils ne pratiquent pas la même religion que la majorité de la population. Pffff.

  2. Mme le maire Roukia Lahadji est lesbienne on sait tous que dans la religion musulmane c’est interdit et pourtant personne n’en fait une affaire d’Etat c’est sa vie privée. Elle a merdé donc qu’elle s’excuse point!

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