Mise en place de la procédure de calamité agricole suite au passage du cyclone Kenneth

La Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF) met en place la procédure pouvant conduire pouvant à la reconnaissance de de calamité agricole, suite au passage du cyclone tropical Kenneth, les 24 et 25 avril dernier.

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Un arbre tombé sur un parking à Mamoudzou lors du passage du cyclone Kenneth

« A la suite du passage de la tempête KENNETH sur le territoire de Mayotte, la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF) informe les agriculteurs des principales conditions de mise en oeuvre du fonds de secours pour l’outre-mer pour les calamités agricoles.
La DAAF va organiser dans les meilleurs délais une réunion avec la Chambre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Aquaculture de Mayotte (CAPAM) et les représentants professionnels agricoles de Mayotte en vue de la mise en place d’une mission d’enquête qui permettra d’évaluer les dégâts sur la base d’une visite de quelques exploitations.

En fonction des constatations faites, la préfecture transmettra un rapport circonstancié et une demande d’intervention du fonds de secours pour l’outre-mer. Le Ministère des Outre-mer disposera alors d’un mois pour décider de l’intervention du fonds de secours.

Si la décision est favorable, le préfet procédera par arrêté à la reconnaissance de l’état de calamité agricole et les agriculteurs éligibles disposeront alors de six semaines pour déposer un dossier de demande d’aide à la DAAF.
Ils devront fournir des éléments permettant de prouver la réalité et l’importance des pertes de fonds ou de récolte. »

La DAAF précise les  conditions à remplir pour les exploitants :
« Seuls les agriculteurs effectuant une déclaration PAC, inscrits et cotisant à la MSA sont éligibles au dispositif et pourront déposer un dossier à la DAAF.
Pour les pertes de fonds sont inéligibles les équipements liés à l’irrigation, les bâtiments
agricoles, y compris les serres et ombrières et petits tunnels maraîchers de plus de 80 cm de haut.
Pour les pertes de récoltes, il faut au moins 25% de pertes.
Concrètement, il faudra justifier d’au moins 1000 € de pertes pour que le fonds puisse être mobilisé.

Pour l’instant, au vu des premières informations remontées à la DAAF et des caractéristiques de l’agriculture à Mayotte, le fonds pourrait être mobilisé pour certaines pertes en bananiers.»

Contact DAAF :

Service Économie agricole, rue Mariazé à Mamoudzou, 02 69 61 12 13

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