Vers la pérennité d’un Groupement hospitalier OI à hôpital unique ?

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Pour une durée d’un an renouvelable, le CHM peut déroger à l’obligation de faire partie du GHT Réunion-Mayotte, dont l’établissement support est le CHU de La Réunion. La validation de cette décision est survenue le 27 décembre dans un arrêté de l’ARS Océan Indien. Toute prolongation de cette dérogation devra faire l’objet d’une nouvelle demande de la part de l’hôpital mahorais et sera appréciée au regard des évolutions de la situation.

Pour mémoire, cette sortie avait été demandée par le personnel hospitalier gréviste du CHM qui jugeait qu’il y avait deux poids deux mesures entre les deux établissements, notamment au niveau salarial.

Le président du Conseil départemental de Mayotte était représenté par le 4ème vice président Issa Issa Abdou, également président du conseil de surveillance du CHM et membre de celui du CHU, présidé par Jean-Paul Virapoullé d’. A cette instance, étaient aussi présents des techniciens et cadres du conseil départemental de Mayotte, des structures de Protections Maternelles et Infantiles et de la Délégation de Mayotte à La Réunion.

Autonomie des moyens

Avec François Mory, directeur de l’ARS OI

Un groupement hospitalier (GHT) avec un seul hôpital, c’est un peu incongru : « Nous avons dû en effet fixer le contour du nouveau GHT, sans Mayotte, puisque l’alliance n’était pas compatible, notamment au regard de la centralisation des achats à La Réunion, et de la majoration de traitement qui n’était pas la même », rappelle Issa Abdou. Elle est de 53% à La Réunion, et de 40% à Mayotte.

Si l’obtention d’une sortie provisoire d’un an est « une victoire » pour Issa Abdou, il ne veut pas en rester là, « nous voulons la rendre définitive. Cela va dans le sens d’une marche vers l’autonomie de notre ARS, avec l’assurance désormais que le fléchage du Fonds d’Intervention Régional qui nous brimait, se fasse depuis le ministère de la Santé. »

La collaboration entre les deux établissements se poursuit néanmoins dans les domaines de la chirurgie infantile et des Evasan, « mais aussi de l’apport d’expertises au sein de la cellule psychologique d’accompagnement autour des séismes qui était une coquille vide jusqu’à présent. IL y a maintenant 7 personnes, dont deux réunionnais, il vont nous appuyer alors qu’au niveau national, ça trainait. »

Reprenant sa casquette de membre du conseil d’administration du CHU, Issa Abdou revient sur les gros problèmes financiers de la structure, pointés il y a un an par l’IGAS qui accusait les directions du CHU et de l’ARS, « les comptes du CHU qui n’étaient certifiés qu’avec réserve, on pu l’être pleinement cette année, puisque nous sommes revenus en un an de 40 millions à 28 millions d’euros de déficit. »

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com

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