Bamana : les lycéens manifestent leur peur et leur colère

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Les policiers surveillent "qu'aucun élément extérieur ne vienne semer le trouble"
Les policiers surveillent "qu'aucun élément extérieur ne vienne semer le trouble"
Les policiers surveillent “qu’aucun élément extérieur ne vienne semer le trouble”

C’est le coup de couteau qui fait déborder le vase. Suite à l’agression au couteau mardi dernier d’un lycéen devant le lycée Younoussa Bamana, les élèves se sont mobilisés ce lundi pour exprimer leur colère, mais aussi la peur qui leur pourrit l’existence au quotidien.
“Ce qui se passe là me touche, exprime Samena, étudiante en BTS informatique. Elle exprime sa peur, notamment à l’extérieur de l’établissement. “Ici on a un bus à 12h et à 17h, si on finit entre 13 et 16h, on doit attendre et les policiers ne sont pas toujours là. Dehors on n’est pas du tout en sécurité, j’ai déjà assisité à une agression juste là, devant le lycée.”

L’étudiante aimerait que l’attention soit portée sur plusieurs axes : “plus de bus, mais on nous répond que ça coûte cher, plus de surveillants dans le lycée, et plus de policiers aux abords. Et aussi, ouvrir le portail dès qu’on arrive, car quand on arrive par les premiers bus, on doit parfois attendre devant les grilles.”

Une poubelle renversée, devant le lycée
Une poubelle renversée, devant le lycée

Une délégation reçue par le proviseur

“Ce qui me choque, poursuit-elle c’est que les profs, le proviseur, les surveillants soient à l’intérieur et ne viennent pas nous écouter. On aimerait qu’ils soient présents avec nous. Si c’est un prof qui avait été poignardé, tous les lycéens seraient avec eux dans la rue.”

Marcello, élève de terminale S, ne se sent pas davantage en sécurité sur le chemin des cours. Même en groupe. “Les fouilles à l’entrée du lycée protègent à l’intérieur, mais la plupart des agressions ont lieu dehors. Quand on va à Cavani pour les cours d’EPS, on se fait racketter. Parfois ils viennent en groupe pour nous frapper, nous agresser. Ils nous demandent d’où on vient, et si on vient de loin, on est frappé, parfois jusque devant le portail” déplore-t-il.

“Nos parents ont peur quand on part pour aller en cour

s, ils ne sont pas à l’aise, appuie Oussam, son camarade de classe.”

De son côté, la direction était au courant de ce mouvement depuis “une dizaine de jours” notamment grâce aux réseaux sociaux.

“Les deux proviseurs étaient devant le portail dès 5h30 pour rencontrer les élèves, et était ouverte aux questions, assure la CPE Virginie Saint-Alme.”
Vers 8h30, le proviseur Laurent Chabassier a reçu dans la salle polyvalente 6 élèves identifiés comme des meneurs de cette manifestation pour échanger avec eux.

Y.D.

Des pancartes improvisées devant le lycée
Des pancartes improvisées devant le lycée

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