Le déficit d’investissement scolaire critiqué par la CGT Ma

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Le lycée Younoussa Bamana

.Une déclaration a été lue en début de séance de conseil de l’Education nationale, résumant les insuffisances. On n’y apprend rien, mais elle permet de mesurer l’ampleur des dégâts supplémentaires que peut causer la baisse des emplois aidés.

Elle évoque en premier lieu le premier degré, « il manque plusieurs centaines de salles de classe pour en finir avec le système de la rotation. De nombreuses écoles, en rotation ou non, sont dans des états indignes et le matériel pédagogique manque trop souvent. »

Dans ce contexte, le retrait d’une partie des emplois aidés ressemble alors à « un coup de grâce », et le syndicat demande « la restauration immédiate des emplois permettant de faire fonctionner les écoles et la remise à plat des rythmes scolaires pour qu’ils soient adaptés, de manière pragmatique, aux réalités matérielles des écoles et aux moyens réels des communes. »

La proximité de la taille humaine

Dans le second degré, ce sont les violences aux abords des établissements scolaires, « et qui entre de plus en plus dans les établissements » qui sont stigmatisées comme frein. Un phénomène qui concerne moins l’Education nationale que l’éducation parentale et les forces de l’ordre à première vue, mais malgré tout aggravé par « la surpopulation scolaire » : « Il est urgent de construire des établissements à taille humaine, ne dépassant pas les 800 élèves comme le préconise le CESEM*. Rappelons que le collège « moyen » accueille en France 470 élèves, plus de 1400 à Mayotte. »

Et un problème d’insuffisance de personnel de vie scolaire : » Les barbelés et les caméras ne remplaceront jamais des personnels.

Le vice-rectorat a annoncé un recrutement d’enseignants supplémentaires dans le second degré, « 176 équivalents temps plein », rapporte la CGT Ma, mais un chiffre qui « ne couvre pas l’augmentation des effectifs » scolaires. Il critique toujours le recours aux recrutements de contractuels, « la moitié des poste du second degré », en pointant le déficit d’attractivité du territoire. Traduire le manque d’incitations financières et fiscales.

Une situation qui ne doit pas empêcher de souligner les efforts du vice-rectorat dans un contexte difficile de pression migratoire, et qui appelle comme dans la santé, une politique cohérente de la France au niveau territorial.

A.P-L.
Lejournaldemayotte.com

* Conseil économique social et environnemental

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