« Iles Vanille » : l’aérien reste un frein

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Pascal Viroleau, directeur de l'IRT et des Iles Vanille
Pascal Viroleau fait le point sur ses
Pascal Viroleau fait le point sur ses prospections

Parce qu’à plusieurs on est supposé être plus forts, le concept Iles Vanille a été créé en 2011. Regroupement de promotion des Iles de l’océan indien Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et les Seychelles, ce label devait contribuer au développement des entrées touristiques sur ces territoires, notamment par le biais de combinés Inter-îles.

« Les îles de l’océan Indien sont complémentaires et non concurrentes », se plaît à répéter Pascal Viroleau, directeur de l’association « Iles Vanille » et de l’office du tourisme de La Réunion, l’IRT. S’il n’avoue pas que, depuis sa création, l’impact du label a été essentiellement profitable à l’île Maurice, il compartimente les responsabilités : « Nous ne créons pas les produits, c’est le rôle des Tours operator ». Or, dans ce domaine, l’expérience touristique de Maurice, n’est plus à démontrer, avec les infrastructures et les compétences qui vont avec.

Justement, l’objectif des combinés est d’allier deux destinations aux niveaux de prestations parfois différents. « Nous sommes en croissance de plus de 10% sur ces doubles destinations, informe-t-il, notamment sur les Réunion-Mayotte. » Une évolution qui passe par le soutien des compagnies aériennes, qu’il identifie comme un des principaux freins, « nous négocions en permanence les tarifs. Et, le développement de l’aérien dans notre région est de la compétence de la Commission de l’océan Indien. »

Un combiné Air Austral-Air Mad

Miss Mayotte au Salon du Tourisme et des Loisirs ce week-end
Miss Mayotte au Salon du Tourisme et des Loisirs ce week-end

Paradoxalement, le vol direct depuis Paris n’incite pas à souscrire à un combiné, « en raison de l’opportunité de se rendre directement à Mayotte. Un duo pourrait pourtant marcher, celui alliant Mayotte et Madagascar ». Il faut pour cela baisser le prix de la liaison régionale, en créent des facilités entre compagnies, notamment Air Austral et Air Madagascar. La prise de participation de la première au capital de la seconde pourrait ouvrir des opportunités, mais encore faut-il que l’opération s’accélère et voie le jour, le gouvernement malgache trainant encore des pieds pour reprendre le passif de sa compagnie, avant la célébration du mariage.

D’autres compagnies sont démarchées, « nous avons signé un partenariat avec Turkish Airlines », et d’autre destinations, « nous visons les pays européens qui ne nécessitent pas de visas pour La Réunion et Mayotte, comme la Hongrie, la Roumanie ou la République Tchèque ».

Le « Fred Olsen » en vue

Arrivée du Silver Cloud dans le lagon en décembre 2015
Le Silver Cloud dans le lagon

Le secteur qui s’exonère du combat sur l’aérien, c’est celui des croisières. « En 2014, nous étions à 14.000 croisiéristes vers les îles de l’océan Indien, ils sont maintenant 48.000. » A Mayotte, le nombre de croisiéristes a chuté d’une quarantaine de navires à 5 ou 6 actuellement, du fait du départ à la retraite du Royal Star, et de règlements de compte entre réceptifs. « Mais nous allons vers le meilleur. Le Silver Cloud fait désormais escale ici, et je peux annoncer que le Fred Olsen va arriver à Mayotte. »

En conclusion, Pascal Virapouleau se projette, « nous n’allons pas ramener des flots de touristes dans nos filets, mais en proposant des destinations complémentaires, nous pouvons agir sur l’attractivité. Et nous sommes perpétuellement en prospection pour attirer de nouveaux pays, avec des prises de contacts avec Israël, la Turquie et l’Azerbaïdjan. »

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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