21.9 C
Dzaoudzi
mercredi 5 octobre 2022
AccueilFaits diversSaison cyclonique 2016-2017 : peu active et atypique

Saison cyclonique 2016-2017 : peu active et atypique

Un enfant écrasé par la chute d'un arbre dans un village du Mozambique, le 16 février 2017 lors du passage de Dineo
Un enfant écrasé par la chute d’un arbre dans un village du Mozambique, le 16 février 2017 lors du passage de Dineo

«Une saison peu active et très singulière dans son déroulé». Voici le bilan dressé par le Centre des cyclones tropicaux de la Réunion au terme de la saison 2016-2017. Depuis le début de l’ère satellitaire il y a 50 ans, elle se classe parmi les dix saisons cycloniques les moins actives recensées dans le bassin du Sud-Ouest de l’océan Indien.

En novembre dernier, le Centre des cyclones tropicaux (CMRS) de la Réunion avait vu juste dans sa prévision saisonnière. Il expliquait alors qu’il y avait «une probabilité de 60% de connaître une saison cyclonique 2016-2017 d’activité inférieure à la normale. Cette probabilité à 60 % correspond à un nombre total de tempêtes et de cyclones sur la saison, inférieur ou égal à 8». Cela correspond à une saison peu active qui se rencontre en moyenne une fois tous les 4 ans.

Avec seulement 6 systèmes formées durant la saison, dont trois ayant ensuite atteint le stade de cyclone tropical, une proportion normale, il s’agit du plus petit nombre de systèmes dépressionnaires jamais suivi au cours d’une saison par les prévisionnistes cyclone du CMRS depuis son implantation officielle en 1993.

Bransby sur une image satellite de Météo France, le 5 ocotbre 2016
Bransby sur une image satellite de Météo France, le 5 ocotbre 2016

L’explication tient selon les météorologues «à l’installation, depuis le printemps austral, de conditions anormalement et durablement stables et sèches sur une grande partie de l’océan Indien tropical Sud, incluant la zone privilégiée de formation des phénomènes cycloniques.»

Un début fracassant puis une longue attente

Après Abela en plein hiver austral, 1ère forte tempête tropicale observée au mois de juillet sur le bassin et Bransby, première dépression subtropicale jamais répertoriée en octobre, il aura fallu attendre le début du mois de février pour voir se développer le troisième système dépressionnaire significatif de la saison. «Une aussi longue phase d’inactivité à cette période de l’année, constitue un fait tout à fait exceptionnel et sans précédent dans l’histoire récente. Depuis 1967, début de l’ère satellitaire, 2016-2017 est la première saison cyclonique à ne pas connaître le moindre épisode cyclonique significatif sur le trimestre novembre- décembre-janvier», souligne le CMRS de la Réunion.

Enawo, le lundi 6 mars 2017 au matin: On distingue clairement l'oeil du cyclone sur l'image satellite de Météo France avant l'impact sur Madagascar
Enawo, le lundi 6 mars 2017 au matin: On distingue clairement l’oeil du cyclone sur l’image satellite de Météo France avant l’impact sur Madagascar

Ce mois de janvier «totalement blanc» constitue déjà en soit un événement tout à fait remarquable, si ce n’est unique, puisqu’il y avait eu un précédent qu’en 2011 à ceci près que janvier 2017 aura été encore moins «actif» que janvier 2011, qui avait tout de même vu une brève dépression tropicale et une perturbation tropicale être suivies au cours du mois.

Madagascar et le Mozambique éprouvés

Pour autant, tous les territoires de la région n’ont pas été logés à la même enseigne. Pour la Réunion et Maurice, la saison cyclonique 2016-2017 aura été plutôt bénéfique avec les pluies apportées par Carlos et à un degré moindre par Fernando. En revanche Madagascar et le Mozambique ont été cruellement éprouvés. Avec Enawo, la Grande Ile a connu son impact cyclonique le plus violent depuis Gafilo en 2004, nécessitant un appel à l’aide internationale.

Ce cyclone tropical intense a frappé la côte nord-est de la Grande Ile au maximum de sa puissance, avant de traverser ensuite les terres malgaches du nord au sud, faisant plus de 80 victimes. Enawo a ainsi mis fin à une période exceptionnellement longue de cinq années de tranquillité pour la façade orientale de Madagascar. La côte orientale malgache n’avait, en effet, pas subi de phénomène significatif depuis le cyclone Giovanna en 2012.

Le président malgache déclare le pays en état de "sinistre national" après le passage du cyclone Enawo, le 19 mars 2017
Le président malgache déclare le pays en état de “sinistre national” après le passage du cyclone Enawo, le 19 mars 2017

L’unique phénomène formé dans le Canal de Mozambique, le cyclone Dineo, a pour sa part durement secoué la province mozambicaine d’Inhambane, zone qui n’avait pas été touchée par un tel phénomène depuis très longtemps, y faisant de nombreuses victimes.

La saison la moins active de l’hémisphère sud depuis 1970

Le sud-ouest de l’océan Indien n’a pas été le seul à connaître une disette de systèmes dépressionnaires. Elle a concerné l’ensemble de l’hémisphère sud. La saison cyclonique 2016-2017 aura été la moins active depuis au moins 1970, avec, à l’échelle de l’hémisphère Sud, une activité équivalant à peine à la moitié de celle de la moyenne climatologique de référence (1981-2010).

Plusieurs records d’inactivité ont été battus ou pulvérisés sur 50 ans de données «fiables». Chez nous, il aura donc fallu attendre le 9 février 2017 avec Carlos pour voir le premier cyclone, soit un mois de plus qu’en 1988, où le cyclone Anne était apparu le 9 janvier. Pour le Sud-Ouest de l’océan Indien, cela ne constitue toutefois pas un record, puisque c’est toujours le cyclone Davina qui détient la palme de la date la plus tardive pour le premier cyclone tropical de la saison, le 5 mars 1999.

PM
www.jdm2021.alter6.com
avec le JIR.

Comments are closed.

RESTONS EN CONTACT

Inscrivez-vous à la lettre d'information du JDM afin de garder en oeil sur l'actualité mahoraise

L'actualité

Le centre social de Bouéni entend participer à résorber l’illettrisme

139125
Alors que l’illettrisme affecte une personne sur deux à Mayotte, ce taux étant deux fois plus élevé dans les quartiers prioritaires, le centre social...
+26
°
C
+27°
+24°
Mamoudzou
Samedi, 04
Dimanche
+25° +24°
Lundi
+25° +24°
Mardi
+25° +24°
Mercredi
+25° +24°
Jeudi
+25° +24°
Vendredi
+25° +24°
Prévisions sur 7 jours

Départementales Sada : remaniements en vue au conseil départemental

139125
L’issue du scrutin a parlé : c’est donc le binôme Soula Saïd Souffou/Mariam Saïd Kalame qui intègre les bancs de l’assemblée départementale. Ce qui implique des réélections au menu du conseil départemental les jours prochains. Avec l’éventualité d’une refonte complète des vice-présidences, comme nous l’expliquons

Départementales partielles : Soula S. Souffou et Mariame S. Kalame élus avec 52,26% des voix

139125
Ils étaient en tête au premier tour, et ont creusé l’écart à l’issue du second : le binôme surprise Souffou/Kalame qui n’était pas présent sous cette configuration en 2021, est le nouveau duo d’élus qui intègre le conseil départemental.
Comores, Azali Assoumani

Comores : un ténor de l’opposition appelle à une désescalade politique

139125
L’ancien gouverneur de la Grande-Comores, Mouigni Baraka Said, estime qu’il est temps de dialoguer avec le président Azali Assoumani dans l’intérêt du pays et de la population. L’homme politique se reconnait toujours dans l’opposition mais s’oppose toutefois à "ces querelles sans fin et sans véritable perspectives de sortie de crise". Une démarche mal digérée par les autres opposants qui refusent tout dialogue avec le président Azali Assoumani depuis son élection le 24 mars 2019.
Départementale, Sada, Mayotte

Départementales partielles à Sada : Saïd Souffou-Mariam Kalame en tête

139125
Le 1er tour de l'élection partielle des conseillers départementaux du canton de Sada se tenait ce dimanche 25 septembre. Le canton est toujours scruté de prés pour être l'un des épicentres politiques locaux. Les élections...

Comité de suivi des Assises de la sécurité : « Tous les signaux sont au...

139125
A la demande du maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, le Comité de suivi des Assises de la sécurité et de la citoyenneté s’est tenu dans la matinée de ce jeudi 22 septembre à la mairie du chef-lieu. L’occasion d’écouter les doléances de la société civile au regard des épisodes de violences de ces dernières semaines.
Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com