Les pistes de la CGPME pour le développement économique de Mayotte

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Difficultés pour le CPER

Pour éviter que soit parachuté un modèle hexagonal en remplacement de la LODEOM de développement des Outre-mer, la Fedom a initié une réflexion pour que chaque territoire ultramarin travaille sur son développement propre. La CGPME livre ses pistes.

Saïd Bastoi , président de la CGPME Mayotte
Saïd Bastoi, président de la CGPME Mayotte

La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises de Mayotte a participé le 10 avril dernier à Paris à l’Assemblée Générale de la FEDOM (Fédération des Entreprises des Départements d’Outre-Mer). Il a été décidé à cette occasion que les organisations représentant les entreprises de chaque DOM se mobilisent au cours des prochains mois pour proposer au gouvernement des dispositifs de soutien au développement économique des Outre-Mer, en remplacement de la LODEOM qui arrive bientôt à échéance.

L’approche défendue lors de l’Assemblée Générale de la FEDOM est que les futurs dispositifs soient adaptés au contexte spécifique de chaque DOM. La CGPME s’est donc mise au travail en produisant ses premières pistes de réflexion, pistes qu’elle avait d’ailleurs émises lors de la visite du Président de la République au mois d’août 2014.

Elles s’articulent autour de deux points : Mayotte en tant que 101e département français et 9e Région ultrapériphérique va bénéficier de conditions favorables à une croissance économique, mais qui nécessite une zone franche d’activité pour attirer les investisseurs.

Sur le contexte, les représentants des PME rappellent que Mayotte présente une position géographique stratégique et une richesse culturelle, qu’elle doit former les nombreux jeunes qui arrivent sur le marché du travail et développer son secteur économique formel au détriment de l’informel.

10 ans de zone franche d’activitémayotte developpement economique

Mieux que les transferts sociaux de l’Etat générateurs d’assistanat, ils proposent de soutenir la richesse et l’emploi au moyen d’une zone franche d’activité (ZFA). Rappelons que ce concept avait été introduit en 2008 par la LODEOM, la Loi pour le développement économique des Outre-mer. Mais au moment où Mayotte peut y prétendre, la ZFA arrive en fin de cycle.

La CGPME propose donc un dispositif spécifique pour Mayotte en ajoutant aux allégements fiscaux des allègements de charges sociales, et ce, pour 10 ans : une durée qui rassurerait investisseurs et entrepreneurs, « un meilleur ajustement à la création d’emplois », ce qui favoriserait l’attractivité du territoire.

Il ne resterait plus qu’à définir les entreprises exigibles, « le degré d’exposition à la concurrence », serait un élément, leur ancrage territorial, leurs perspectives de création d’emploi et une protection accrue pour les PME face aux grands groupes.

Charge à ces entreprises de s’engager sur les voies de création d’emploi, de formation et de lutte contre le travail dissimulé.

Un cycle de travail collectif sera ensuite engagé avec l’appui de la FEDOM à Mayotte à compter de cet été.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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