Océan Indien : les jeux des jeunes débutent ce week-end

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Les épreuves des jeux de la CJSOI débutent finalement ce week-end. La mobilisation a été générale pour faire participer nos jeunes aux compétitions réparties finalement dans 3 pays.

Rowen et Ibrahima, deux jeunes athlètes mahorais entourés d'Olivier Asselineau, prof d'EPS, et de David Hervé de la DJSCS
Rowen et Ibrahima, deux jeunes athlètes mahorais entourés d’Olivier Asselineau, prof d’EPS, et de David Hervé de la DJSCS

Les jeunes de l’océan Indien ont bel et bien leurs jeux. Ils devaient se tenir à Djibouti au 7 au 14 décembre avant d’être annulés pour cause de problèmes de sécurité et de menace terroriste. Ce sont finalement des jeux décentralisés qui débutent ce week-end. La Commission jeunesse et sport de l’océan Indien a décidé de faire de ces 9e jeux, un événement partagé entre différentes îles.

Madagascar accueille le handball et le football. Deux délégations mahoraises, garçons et filles, vont participer aux épreuves de handball à partir de ce week-end. Pour le football, en revanche, les jeunes de Mayotte avaient été engagés sur une compétition de remplacement à Madagascar en juillet. Ils ne reprendront donc pas l’avion pour de nouvelles rencontres.

Le volet jeunesse de ces jeux de la CSJOI se tient à Maurice. Ils sont 18 Mahorais à participer aux épreuves de danse, musique, théâtre et à l’assemblée des jeunes pendant laquelle ils présenteront des projets sur lesquels ils ont travaillé pendant un an. Le thème de cette assemblée 2014 est l’environnement.

Quatre athlètes pour défendre les couleurs de Mayotte

Enfin, à La Réunion se tient ce week-end les épreuves d’athlétisme. Quatre jeunes athlètes mahorais sont partis, hier jeudi, pour des épreuves combinées d’athlétisme. Ils ont été sélectionnés dans le cadre des activités de l’UNSS, le sport scolaire. «Mercredi, on avait encore 700 gamins à Labattoir pour les épreuves académiques, on est obligé de limiter les places. Mais une chose est sûre, il y a un potentiel énorme à Mayotte et un enthousiasme pour l’athlétisme qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs», relève Hervé Curat, le responsable de l’UNSS dans notre département.

Les parents d'Ibrahima avaient fait le déplacement à l'aéroport pour encourager la jeune fille en route pour les épreuves d'athlétisme à La Réunion
Les parents d’Ibrahima avaient fait le déplacement à l’aéroport pour encourager la jeune fille en route pour les épreuves d’athlétisme à La Réunion

Hormis le saut à la perche qui ne se pratique pas à Mayotte, nos athlètes entendent faire de bons résultats dans les différentes disciplines. «Ma spécialité, c’est les haies et le saut en hauteur. Je serai aussi au départ des 100m et 200m», explique Ibrahima Nasra du collège de Mgombani, sérieuse et concentrée sur ses objectifs. Rowen Marot, lui, entend se concentrer sur les haies et le saut en longueur. «L’an dernier, j’ai fini 1er au niveau académique et j’ai continué !» dit-il simplement. «J’étais à Mada pour un stage sportif pendant les dernières vacances. Je vais me battre pour être au niveau et pour battre aussi mes propres records.»
Deux autres athlètes sont également du voyage, Hakeem Boura Abdul et Naomi Ali. Tous les quatre sont encadrés par deux professeurs Audrey Windstein et Olivier Asselineau.

Une continuité des financements

Au moment où débutent ces compétitions, il est intéressant de relever la complémentarité des différentes institutions et des sources de financements mis en œuvre. Ainsi, pour les athlètes, c’est un budget BOP (Budget opérationnel de Programme) du ministère de l’Outre-mer qui est mobilisé, des fonds qui permettent aux ultramarins de participer à des compétitions nationales ou dans leur région.

Pour d’autres épreuves, c’est le FEBEX, le fonds d’échange éducatif, culturel et sportif mis en place à Mayotte depuis le 1er septembre qui sera utilisé, comme par exemple pour faire partir une équipe mahoraise au championnat de France de raid scolaire en Guyane. Ce fonds avait déjà permis aux jeunes mahorais de participer au cross académique de La Réunion la semaine dernière qui avait vu les garçons se qualifier pour le championnat de France. Le vice-rectorat et le conseil général vont donc à présent prendre le relai pour permettre ce futur déplacement.

Pour David Hervé, de la direction de la jeunesse et sport et de la cohésion sociale (DJSCS), «cette continuité des financements est très importante et elle joue vraiment à plein en faveur du seul objectif qui compte : permettre aux jeunes de progresser et de participer à l’ensemble des épreuves sur lesquelles ils peuvent s’aligner.»

Concernant les jeux de la CJSOI, il ne reste qu’une discipline dans laquelle Mayotte n’est pas représentée. Le tennis de table est encore une discipline en chantier dans notre département.
RR
Le Journal de Mayotte

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