Cinq ans pour des routes mahoraises en parfait état

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La taille de réseau routier restreint à Mayotte

Plus de quatre millions d’euros vont être investis cette année pour entretenir ou rénover les routes de Mayotte. Le Conseil général se donne cinq ans pour parvenir à un réseau de très bonne qualité.

Aménagement et sécurisation du Quai Ballou en Petite-Terre
Aménagement et sécurisation du Quai Ballou en Petite-Terre

Un plan à cinq ans pour un réseau routier en parfait état. Après l’augmentation des budgets destinés aux routes, aux aménagements et à la sécurisation, le conseil général a choisi de communiquer sur un programme précis. «Il nous faut 5 millions d’euros d’investissement et un million supplémentaire pour l’entretien, tous les ans pendant cinq ans pour que l’ensemble du réseau soit en parfait état», explique Mari Mustoihi, le DGA chargé des infrastructures au Conseil général qui a élaboré ce plan.

En compagnie d’Amir Ahmed, le directeur des infrastructures, il faisait le tour, cette semaine, des derniers investissements réalisés sur Petite-Terre : la Place du Quai Ballou et une portion de la départementale 10 à Labattoir en direction des Badamiers, avec leur bitume et leurs trottoirs flambants neufs. Deux chantiers à 200.000€ chacun.

900.000 euros pour la côte Cavani-Convalescence

Car refaire les routes coûte très cher. «Avec 3,7 millions d’euros de budget en 2013, nous avons réalisé près de 11 kilomètres de voies. Cette année, les travaux sur la RD 14 à Mamoudzou, entre Cavani et l’école de musique, représentent 900.000 euros, pour un seul kilomètre», relève Mari Mustoihi. En 2014, le budget est passé à 4,1 millions d’euros, avec 900.000 euros de l’Etat et les 3,2M€ restant pour le Conseil général.

La carte des routes de Mayotte. En rouge, les nationales. En bleu, celles qui dépendent du Conseil général. En noir, les portions dégradées
La carte des routes de Mayotte. En rouge, les nationales. En bleu, celles qui dépendent du Conseil général. En noir, les portions dégradées

Il existe deux façons de s’occuper des routes. Il y a des interventions d’urgence pour combler les nids de poule et réparer les portions endommagées avec un bitume superficiel. Et puis, les chantiers qui mettent en œuvre un enrobé beaucoup plus cher mais aussi beaucoup plus durable. «Nous disposons d’un réseau routier créé dans les années 60 et 70, à une époque où le trafic était bien différent. Le dimensionnement n’est plus adapté aujourd’hui, en particulier avec les camions dont le poids abime considérablement les chaussées», explique Amir Ahmed.

143km à entretenir ou rénover

Le réseau routier sous la responsabilité du conseil général de Mayotte représente 143,9km. Le diagnostic de son état est réalisé par la DEAL. Un tiers est très bon, 50% en état moyen et un peu moins de 20% en mauvais état. Ce sont sur ces dernières portions que l’effort va porter dans les prochaines semaines. Les portions les plus endommagées de la RD3 (entre Passamainty et Combani), de la RD1 (Mtsamboro-Combani-Coconi), de la RD2 (carrefour de Soulou-carrefour de l’ISDND) et de très nombreuses portions dans le sud vont être reprises, en urgence ou plus durablement. Il y aura aussi la RD16 Kahani-Chiconi, actuellement totalement défoncée en arrivant à Chiconi, et la RD7A Chiconi-Sohoa .

Visite de Daniel Zaïdani à Labattoir, le 31 mars 2014 pour estimer les dégâts causés par le cyclone Hellen avec la Direction de l’Aménagement du Conseil général et la DEAL
Visite de Daniel Zaïdani à Labattoir, le 31 mars 2014 pour estimer les dégâts causés par le cyclone Hellen avec la Direction de l’Aménagement du Conseil général et la DEAL

Pour l’anecdote, le président du Conseil général aurait, lui-même, crevé un pneu sur un énorme nid de poule entre Kahani et Combani. La prise de conscience au plus haut niveau du CG est donc désormais acquise !

Le service infrastructure du Conseil général travaille également sur une extension du réseau routier existant. La première réflexion porte sur une nouvelle liaison entre la zone Nel et la zone d’activité de Kawéni. La rue qui débute avec la banque de la Réunion et la boutique Orange, se termine actuellement en cul-de-sac après les entrepôts de la Sodifram. Un percement pourrait être réalisé vers la zone Nel pour qu’elle ne soit plus une impasse.

Enfin, une rocade de Mamoudzou par les hauts est toujours à l’étude. La phase 1 (l’état des lieux et le diagnostic) est achevée. Les services entament la phase 2, une étude des tracés potentiels qui devrait prendre plusieurs mois.
RR
Le Journal de Mayotte

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