« La situation est meilleure qu’en 2023 mais moins bonne qu’en 2024. Les nappes phréatiques et les rivières sont à un bon niveau, mais les deux retenues collinaires sont à des niveaux en dessous de la normale », a indiqué le préfet au sortir de la réunion. Et d’assurer qu’actuellement « on ne pioche pas dans les retenues mais dans les nappes et les rivières ». Une nouvelle réunion sera organisée fin mars afin de faire un point sur la situation et de prendre des décisions. « Il y aura sans doute des interdictions, de la régulation avec peut-être une augmentation des tours d’eau, mais aussi une réflexion concernant les prochains mois, ceux de la saison sèche », ajoute François-Xavier Bieuville.
« Non il n’y a pas eu de réquisitions de bouteilles d’eau par le préfet ! »

Le représentant de l’État s’est également défendu des rumeurs qui courent comme quoi il aurait réquisitionné des containers de bouteilles d’eau « J’insiste, non il n’y a pas eu de réquisitions de bouteilles d’eau par le préfet ! ». Et d’assurer qu’il va s’occuper sérieusement de la pénurie de bouteilles d’eau dans l’île : « Je vais tout d’abord prendre un arrêté afin de réguler et de bloquer le prix dans les grandes surfaces notamment ». Puis par dérogation il va autoriser les importateurs à faire venir des bouteilles d’eau des pays européens. « La loi oblige de changer l’étiquetage sur chaque bouteille afin de pouvoir les importer…, je vais prendre une dérogation afin qu’on ne soit pas obligé de les ré-étiqueter et ainsi avoir plus de volume de bouteilles d’eau ».
François-Xavier Bieuville compte aussi s’attaquer à la fraude et aux circuits parallèles, « on les connait… on va aller les ‘taper’ (ndlr, jargon policier signifiant attraper) pour faire cesser cette fraude et éviter d’avoir des packs d’eau qui se revendent à 12, 14 ou 16 euros ». Enfin, le préfet se rendra au port de Longoni ce vendredi afin de voir quels sont les blocages. « Les importateurs me disent qu’il y a de l’eau… Je vais aller au port afin de débloquer cette situation, mais aussi voir comment on pourrait travailler sur la chaîne logistique et l’acheminement, notamment sur le dernier kilomètre… ».
B.J.