La reconstruction des réseaux de télécommunications à Mayotte, durement touchée par le cyclone Chido, survenu le 14 décembre 2024, fait l’objet d’un débat syndical. Dans un communiqué publié le 4 février 2026, la CFE-CGC Orange indique avoir interpellé le Premier ministre sur le déploiement de la fibre optique, qu’elle juge stratégique mais socialement sensible.
Le syndicat rappelle que « depuis le cyclone Chido, les salariés d’Orange à Mayotte ont tenu un rôle décisif dans la continuité républicaine des communications ». Il détaille une mobilisation rapide et soutenue : « rétablissement du réseau mobile dès le lendemain de la catastrophe, reconstruction des infrastructures fixes, lancement accéléré de la 5G, puis déploiement et commercialisation de la fibre optique dans un contexte de pénurie, de tensions sociales et de blocages administratifs répétés ».
Face à l’ampleur des dégâts, la CFE-CGC Orange explique que « le choix de ne pas simplement « remettre du cuivre sur du cuivre », mais d’accélérer une réponse durable par le déploiement de la fibre optique s’est imposé ». Elle souligne que les salariés « déploient et commercialisent à marche forcée un réseau fibre, non par confort, mais par sens du service public et de l’intérêt général ».
Tout en soutenant cette orientation technologique, le syndicat affirme refuser « un déploiement qui sacrifie l’emploi et les plus fragiles ». Il met en garde contre une autre issue possible : « laisser nos concitoyens dépendre durablement d’un opérateur satellitaire extra-européen, au détriment de la souveraineté numérique et de la résilience du territoire ».



