C’est vers 18h que les festivités de rupture du jeûne ont commencé. Le capitaine de police nationale Chaharoumane Chamassi, qui dirige depuis la fin de l’année dernière la DSPD de la commune, l’a voulu comme « un moment de convivialité, de cohésion entre nos équipes et avec nos partenaires de sécurité et prévention ». Qui va au-delà alors que l’actualité internationale voit les confessions malmenées : « C’est aussi un geste pour affirmer que l’islam à Mayotte a toujours été une religion de tolérance de partage et de bon vivre ensemble quel que soit les communautés, et qu’elle n’a pas besoin d’éléments extérieurs pour lui expliquer comment cohabiter avec les notions de la République française. Nous savons très bien le faire ».
Différents représentants d’institutions étaient conviés, la gendarmerie, la préfecture, les chefs d’établissements scolaires du second degré, le cadi de la commune, l’imam de la mosquée du vendredi ainsi que divers notables, chaque convive ayant participé financièrement à l’organisation du repas. Et bien sûr les différents services de la mairie, c’est d’ailleurs le Centre communal d’action sociale (CCAS) qui a contribué à la réussite de l’évènement, « leur implication et leur professionnalisme ont permis de créer un cadre chaleureux et fédérateur, à l’image des valeurs que nous partageons ».
Un nouveau poste de police municipale

C’était également l’occasion d’annoncer l’installation de la DSPD dans le nouveau poste de police municipale, « à l’allure d’un commissariat », qui devrait être inauguré sous peu, et qui permettra de développer les projets de cohésion avec la police municipale, les ASVP, les ATP, etc.
Il vient compléter les dispositifs déjà mis en place par le capitaine de police : la brigade BASI (Brigade Anti Saleté et Incivilité), un acronyme signifiant, « ça suffit ! » en shimaoré, qui couvre notamment la verbalisation prévue aux codes de la route ou de l’environnement, la brigade VTT, l’enlèvement de 250 VHU (véhicules hors d’usage), la lutte contre le racolage, la réactivation du CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) avec des réunions mensuelles, un travail de collaboration mené avec la gendarmerie et les associations, etc.
Avec toujours comme maxime « Faire mieux qu’hier » à la DSPD, et alors que, rajoute-t-il, « il reste beaucoup à faire ! ».
A.P-L.