Comme elle l'avait fait en début de mois, l'ARS Mayotte rapporte que deux secteurs sont actuellement touchés par une "non conformité" de la qualité de l'eau : Petite Terre et les villages autour de Koungou. L'eau doit impérativement être bouillie avant consommation.

ARS – Mauvaises analyses de la qualité de l’eau sur deux secteurs

Comme elle l'avait fait en début de mois, l'ARS Mayotte rapporte que deux secteurs sont actuellement touchés par une "non conformité" de la qualité de l'eau : Petite Terre et les villages autour de Koungou. L'eau doit impérativement être bouillie avant consommation.

Dans le cadre de la pénurie d’eau à laquelle est confrontée Mayotte, l’Agence Régionale de Santé indique avoir intensifié depuis plusieurs semaines son niveau de vigilance en augmentant les contrôles de la qualité de l’eau sur le réseau.

Des analyses reçues ce jour font état, après examen par le laboratoire départemental de Mayotte, de deux non-conformités de la qualité de l’eau. Ces résultats imposent de prendre des mesures de précaution en urgence pour garantir la potabilité de l’eau consommée par la population.

Ces mesures s’appliquent à des secteurs spécifiques et limités, qui sont interconnectés sur le réseau. « Ce périmètre est élargi par précaution, dans l’attente d’analyses complémentaires. »

« Il s’agit exclusivement de Petite-Terre (Dzaoudzi, Labattoir et Pamandzi), ainsi que les villages et quartiers de Koungou, Majicavo 1 et 2, Hauts Vallons, Kawéni, Mtsapéré, Ambassadeur, Doujani, Passamainty (quartier de Ngnambo Titi uniquement) ».

ARS, LAV, eau, Mayotte, UDI, SMAE, Vinci
Les agents de la LAV de l’ARS prélèvent l’eau au robinet avant envoi au laboratoire pour analyse

Ce sont donc deux Unités de distribution (des réseaux de distribution) qui sont impactées sur les 18 que compte l’île.

« Les autres quartiers de Mamoudzou ne sont pas connectés sur le même réseau et ne sont donc pas concernés par les recommandations ».

Il est demandé à l’ensemble de la population de ces secteurs de faire systématiquement bouillir l’eau avant de la boire, faire à manger ou se brosser les dents.

« L’ébullition permet de stériliser l’eau et d’éliminer ainsi toutes les bactéries présentes. Cette eau peut être stockée dans un récipient dédié, conservée à l’abri de la chaleur et peut être utilisée pendant 48 heures. Les précautions d’ébullition ne sont pas nécessaires pour les usages domestiques (vaisselle, ménage, alimentation des animaux) et ceux liés à l’hygiène (douche, lavage des mains…), pour lesquels l’eau du réseau peut être utilisée directement ».

De nouveaux contrôles seront effectués dans les tous prochains jours afin de suivre l’évolution de la situation. Ces résultats feront l’objet d’une communication comme pour Acoua et Sohoa où la vigilance avait été levée.

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Une première usine de dessalement en profondeur inaugurée en Norvège

L’entreprise Flocean a inauguré, début juillet à Mongstad en Norvège, une usine de désalinisation en profondeur capable de produire un million de litres d’eau par jour.

À Mayotte, le dépistage s’invite dans les manzaraka : « J’ai une boule dans le sein, je ne savais pas quoi faire »

Ce jeudi 3 septembre, la campagne de santé des femmes s’est installée place de la République, à Mamoudzou. Des professionnels de santé et des associations y proposaient des informations et des dépistages, notamment autour des cancers du sein et du col de l’utérus.

Inflation à Mayotte : plus d’un an et demi après le cyclone Chido, la flambée des prix alimentaires

Dans sa dernière publication Insee Flash Mayotte paru ce jeudi 3 septembre 2026, l'Institut national dresse le bilan de l'évolution des prix sur l'île entre décembre 2024 et décembre 2025.

Le Département-Région de Mayotte renforce ses partenariats de formation au Québec

Le président du Département-Région de Mayotte, Ben Issa Ousséni, a signé, samedi 29 août 2026, au Québec des conventions de partenariat avec quatre Cégeps accueillant des jeunes Mahorais, une nouvelle étape dans une politique de mobilité lancée en 2022 et qui a déjà bénéficié à 65 étudiants. Pour la collectivité, l'enjeu dépasse désormais la seule poursuite d'études à l'étranger : il s'agit de former des compétences susceptibles de répondre aux besoins futurs de Mayotte, notamment dans la santé, l'ingénierie, l'environnement et le numérique.