Dans son bulletin sanitaire publié ce vendredi 6 mars 2026, Santé publique France signale une reprise particulièrement active de la circulation du chikungunya et une aggravation de l’épidémie de bronchiolite sur le département. Les autorités sanitaires observent une augmentation du nombre de cas et une forte pression sur le Centre hospitalier de Mayotte, notamment pour les très jeunes enfants.
Une reprise inquiétante du chikungunya sur tout le territoire
La semaine dernière, 74 cas de chikungunya ont été recensés sur le département, correspondant à plus de 10 cas rapportés par jour, « soit une hausse de 30% par rapport à la semaine précédente », précise le bulletin de Santé publique France. Depuis le début de l’année, 285 cas confirmés de chikungunya ont été enregistrés à Mayotte. La quasi-totalité des communes est touchée : « quatorze des 17 communes du territoire ont enregistré au moins un cas » la semaine dernière, tandis que les trois communes épargnées se situent dans le nord-ouest du territoire.
Mamoudzou, la commune la plus peuplée, concentre près d’un quart des cas signalés. Selon les autorités sanitaires, « la transmission pourrait se maintenir voire s’intensifier dans les semaines à venir en raison des conditions météorologiques favorables à la prolifération des moustiques vecteurs de la maladie », alerte les épidémiologistes.
Une aggravation de l’épidémie de bronchiolite
L’épidémie de bronchiolite s’aggrave également, avec « une intensification marquée de l’épidémie de bronchiolite » et « une circulation du VRS atteignant un niveau près de deux fois supérieur à celui du pic de la saison précédente ». Les urgences pédiatriques sont fortement sollicitées : 21 passages pour bronchiolite ont été recensés chez les enfants de moins d’un an, dont 10 hospitalisations.
Trois nourrissons ont été admis en réanimation, « deux âgés de 2 mois et un de 9 mois, tous présentant un prélèvement positif pour le VRS ». Parmi eux, deux « n’avaient pas bénéficié d’une prévention par Beyfortus® ». Les autorités rappellent l’importance de gestes barrières simples pour protéger les nourrissons et limiter la transmission.
Mathilde Hangard


