L’entreprise GBH débloque 2 millions d’euros pour aider à la reconstruction de Mayotte

Le directeur général du Groupe Bernard Hayot (GBH), Stéphane Hayot, était sur notre territoire ces deux derniers jours afin de signer des conventions de partenariat pour aider certaines filières à se relever après le passage du cyclone Chido.

Propriétaire, entre autres, des Carrefour et des Doukabé à Mayotte, l’entreprise GBH dont le siège se situe en Martinique est présente sur l’ensemble des territoires ultramarins. A Mayotte ce ne sont pas moins de 500 personnes qui travaillent pour le groupe et près de 6.000 à La Réunion sur un total de 11.000 salariés à travers le monde. La visite du directeur général sur notre territoire avait ainsi pour but de consolider l’aide du Groupe envers la filière agricole notamment afin qu’elle puisse se relancer.

Relancer la filière agricole, une priorité pour le groupe GBH

Stéphane Hayot, directeur général de GBH

C’est par une visite d’une exploitation maraîchère à Vahibé puis de l’atelier de préparation de bambou sur le site de Lilo Bambou à Coconi que Stéphane Hayot a débuté la matinée. Comme nous l’a expliqué le directeur général, après Chido, GBH a décidé de mobiliser un fonds de 2 millions d’euros pour soutenir la reconstruction de l’île, dont plus de la moitié sont consacrés au secteur agricole. « L’avenir de ce territoire passe par la production locale… Nous avons décidé de soutenir le secteur agricole à hauteur d’un million d’euro pour relancer la filière, et plus particulièrement les maraîchers afin de garantir la sécurité alimentaire mais aussi la structuration de la filière pour une production locale ».

C’est suite un appel à projet lancé il y a plusieurs mois que GBH a sélectionné 57 agriculteurs sur dossier afin de les fournir en équipements de récupération et de stockage de l’eau pluviale. « Chido a été une catastrophe pour ce territoire, cela a rajouté des problèmes à ceux déjà existants comme l’accès à l’eau… Nous avons donc décidé de nous mobiliser rapidement pour Mayotte et tout faire pour augmenter la production locale en aidant les agriculteurs et financer le matériel de récupération d’eau pour être plus efficace », ajoute le directeur général de GBH.

D’autres partenariats signés

Grâce à l’aide de GBH, le lycée agricole de Coconi va pouvoir construire une nouvelle serre

Du fait de sa présence à Mayotte, Stéphane Hayot en a profité pour signer et conclure deux autres conventions de partenariat, toujours en lien avec l’agriculture. Une avec le lycée agricole de Coconi et l’autre avec l’association Mlézi Maoré. Grace à l’aide financière de GBH, le lycée agricole va ainsi pouvoir relancer les filières de cocoteraie et de miel et construire également une nouvelle serre pour le développement de l’activité maraîchère.

Quant à Mlézi, l’association va redémarrer un chantier agricole d’insertion. Ce sont ainsi une vingtaine de jeunes qui vont pouvoir reprendre et poursuivre leur activité. « Nous souhaitons, à travers la signature de ces conventions, favoriser la formation et l’insertion des jeunes. A Mayotte les défis sont immenses… et ce territoire peut compter sur notre engagement », a insisté le patron de GBH.

L’ONG Super Novae à la manœuvre…

Pour rappel, l’ONG était intervenue juste après Chido à travers la mise en place de cliniques mobiles pour apporter ses soins aux habitants les plus reculés. Grâce à l’aide financière de GBH (environ 200.000 euros), Super Novae avait pu soigner près 1.000 personnes dans les tous premiers mois de 2025.

Alexandre Chatillon, directeur de Super Novae

Aussi, ces conventions de partenariat n’auraient été possibles sans le concours de l’ONG, dont le rôle a été essentiel, « Ce programme incarne ce que nous cherchons à construire à travers Super Novae : une action concrète, ancrée dans les réalités locales et portée par la résilience des communautés. À Mayotte, les défis sont considérables : sécheresse, infrastructures fragiles, accès limité à l’eau…Grâce au soutien du Fonds GBH pour l’Agriculture et à l’engagement de nos partenaires, nous avançons ensemble vers une agriculture plus autonome, durable et solidaire », a ainsi déclaré Alexandre Chatillon, directeur de Super Novae.

B.J.

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