Inscrites au projet de loi Programme, les infrastructures toujours promises mais dont la première pierre n’est pas même d’actualité, peinent à se donner de la visibilité et les annonces ne rassurent plus.

Quand les annonces des grands travaux trainent en longueur

Inscrites au projet de loi Programme, les infrastructures toujours promises mais dont la première pierre n’est pas même d’actualité, peinent à se donner de la visibilité et les annonces ne rassurent plus.

Illustration des chantiers-Arlésienne ce mardi matin lors des questions au Gouvernement au Sénat, lorsque le sénateur Saïd Omar Oili s’enquérait une énième fois auprès du ministre de la Justice, d’un calendrier de programmation du 2ème centre pénitentiaire, de la cité judiciaire, et du centre de semi-liberté. En rappelant le contexte : « En octobre dernier, le directeur de la prison de Majikavo démissionnait pour dénoncer la surpopulation carcérale et les tensions qu’elle provoquait entre détenus et surveillants ».  Rappelant les 650 détentions pour 278 places.

C’est la ministre déléguée chargée de la ruralité qui lui répondait en lisant les notes qu’on lui avait transmises. Pour le second centre pénitentiaire de 400 places – qui sera donc immédiatement rempli, il suffit de prendre en compte les chiffres cités plus haut pour s’en convaincre. « Les équipes du Garde des Sceaux seront à Mayotte très prochainement pour évaluer les risques géothermiques du terrain identifié », rapportait la ministre qui poursuivait, « le centre de semi-liberté n’est pas prévu mais envisageable au sein du 2ème centre pénitentiaire ». Or, le centre de semi-liberté est bien prévu et annoncé au rapport sur la refondation de Mayotte, 1er article du projet de loi Programme, « un centre de semi-liberté de 20 places », avec un prévisionnel de début de travaux pour cette deuxième prison en 2027.

Sur la cité judiciaire, la ministre indiquait « le démarrage de la phase d’études en 2026 ». Pourtant, un foncier a été libéré depuis plusieurs mois à cet effet à Kawéni avait informé leur directeur de l’EPFAM.

Saïd Omar Oili déplorait en réponse que les élus soient insuffisamment associés, et quand ils le sont, pas écoutés, « nous avons proposé une dizaine de terrains pour la prison, aucun ne plaisait au ministère de la Justice », concluait-il.

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Plus de 150 000 biscuits contrefaits saisis par la douane au port de Longoni

La douane de Mayotte a bloqué au port de...

REMMAT lance un appel à témoins pour un péponocéphale blessé au large de Mayotte

Le Réseau Echouage Mahorais des Mammifères marins et Tortues...

ELO Les Langues Mayotte ouvre ses portes le 2 octobre et affiche ses ambitions régionales

Le 2 octobre 2026, à M’Gombani, ELO Les Langues...

LPO Mtsangadoua : l’APECSN et la FCPE Mayotte appellent à rouvrir le lycée et à formaliser un protocole de sortie de crise

Après plusieurs semaines de blocage au LPO Mtsangadoua, l’APECSN...